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propositio 25

Pars 5, prop 25
Latin | Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es     infra (1)  |  top ^

Le suprême effort de l’Esprit et sa vertu suprême sont de comprendre les choses par le troisième genre de connaissance.

Summus mentis conatus summaque virtus est res intelligere tertio cognitionis genere.

Summus mentis conatus summaque virtus est res intelligere tertio cognitionis genere.

Le suprême effort de l'Âme et sa suprême vertu est de connaître les choses par le troisième genre de connaissance. (Appuhn - fr)

The highest endeavour of the mind, and the highest virtue is to understand things by the third kind of knowledge. (Elwes - en)

Das höchste Bestreben des Geistes und die höchste Tugend ist, die Dinge nach der dritten Erkenntnisgattung zu erkennen. (Stern - de)

Lo sforzo supremo della Mente, e la suprema espressione del suo valore (o della sua virtù), è il conoscere le cose mediante il terzo genere di conoscenza. (Peri - it)

Het hoogste streven en de hoogste deugd des Geestes is de dingen te begrijpen met de derde soort van kennis. (Suchtelen - nl)

El supremo esfuerzo del alma, y su virtud suprema, consiste en conocer las cosas según el tercer género de conocimiento. (Peña - es)

demonstratio by 2, prop 40, sc 2  |  5, prop 24  |  4, prop 28  |  4, def 8  |  3, prop 7

Latin | Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es

5, prop 25, demo  - Le troisième genre de connaissance procède de l’idée adéquate de certains attributs de Dieu à la connaissance adéquate de l’essence des choses (voir la Définition au Scolie 2 de la Proposition 40, Partie II) ; et plus nous comprenons les choses de cette manière, plus (selon la Proposition précédente) nous comprenons Dieu. Par suite (selon la Proposition 28, Partie IV), la suprême vertu de l’Esprit, c’est-à-dire (selon la Définition 8, Partie IV) la puissance ou nature extrême de l’Esprit, autrement dit (selon la Définition 7, Partie III) son suprême effort est de comprendre les choses par le troisième genre de connaissance. C.Q.F.D.

5, prop 25, demo  - Tertium cognitionis genus procedit ab adaequata idea quorundam Dei attributorum ad adaequatam cognitionem essentiae rerum (vide hujus definitionem in II scholio propositionis 40 partis II) et quo magis hoc modo res intelligimus eo magis (per propositionem praecedentem) Deum intelligimus ac proinde (per propositionem 28 partis IV) summa mentis virtus hoc est (per definitionem 8 partis IV) mentis potentia seu natura sive (per propositionem 7 partis III) summus conatus est res intelligere tertio cognitionis genere. Q.E.D.

5, prop 25, demo  - Le troisième genre de connaissance va de l'idée adéquate de certains attributs de Dieu à la connaissance adéquate de l'essence des choses (voir la définition de ce genre de connaissance dans le Scolie 2 de la Prop. 40, p. II) ; et plus nous connaissons les choses de cette manière, plus (Prop. précéd.) nous connaissons Dieu ; par suite (Prop. 28, p. IV), la suprême vertu de l'Âme c'est-à-dire (Défin. 8, p. IV), la puissance ou la nature de l'âme, ou, ce qui revient au même (Prop. 7, p. III), son suprême effort est de connaître les choses par le troisième genre de connaissance. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

5, prop 25, demo  - The third kind of knowledge proceeds from an adequate idea of certain attributes of God to an adequate knowledge of the essence of things (see its definition II. xl. note ii.); and, in proportion as we understand things more in this way, we better understand God (by the last Prop.); therefore (IV. xxviii.) the highest virtue of the mind, that is (IV. Def. viii.) the power, or nature, or (III. vii.) highest endeavour of the mind, is to understand things by the third kind of knowledge. Q.E.D. (Elwes - en)

5, prop 25, demo  - Die dritte Erkenntnisgattung schreitet von der adäquaten Idee gewisser Attribute Gottes zur adäquaten Erkenntnis des Wesens der Dinge fort (s. die Definition derselben in der 2. Anmerkung zu Lehrsatz 40, Teil 2), und je mehr wir die Dinge auf dieseWeise erkennen, desto mehr erkennen wir Gott (nach dem vorigen Lehrsatz). Folglich (nach Lehrsatz 28, Teil 4) ist die höchste Tugend des Geistes, d.h. (nach Definition 8, Teil 4) das Vermögen, oder die Natur des Geistes oder (nach Lehrsatz 7, Teil 3) sein höchstes Streben, die Dinge nach der dritten Erkenntnisgattung zu erkennen. -W.z.b.w. (Stern - de)

5, prop 25, demo  - Il terzo genere di conoscenza (v. P. II, Prop. 40, Chiarim. 2°) procede dall'idea adeguata di certi attributi di Dio alla conoscenza adeguata dell'essenza delle cose; e quanto più noi conosciamo le cose in questo modo, tanto più conosciamo Dio: e quindi il supremo valore della Mente, o la sua suprema virtù, cioè la potenza o natura della Mente, ossia il supremo sforzo della Mente stessa, è il conoscere le cose col terzo genere di conoscenza. (P. III, Prop. 7; P. IV, Def. 8; Prop. 28; P. V, Prop. 24). (Peri - it)

5, prop 25, demo  - De derde soort van kennis gaat uit van de adaequate voorstelling van eenig attribuut Gods en komt zoo tot een adaequate kennis van het wezen der dingen (zie haar Definitie in Opmerking II St. XL D. II). Hoe meer wij de dingen op deze wijze begrijpen, hoe meer wij (vlg. voorgaande St.) God begrijpen. Derhalve is het (vlg. St. XXVIII D. IV) de hoogste deugd des Geestes, d.w.z. (vlg. Definitie VIII D. IV) zijn hoogste vermogen of aard, ofwel (vlg. St. VII D. III) zijn hoogste streven, de dingen te begrijpen met deze derde soort van kennis. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

5, prop 25, demo  - El tercer género de conocimiento progresa, a partir de la idea adecuada de ciertos atributos de Dios, hacia el conocimiento adecuado de la esencia de las cosas (ver su Definición en el Escolio 2 de la Proposición 40 de la Parte II). Cuanto más entendemos las cosas de este modo, tanto más (por la Proposición anterior) entendemos a Dios y, por ende, (por la Proposición 28 de la Parte IV), la suprema virtud del alma, esto es (por la Definición 8 de la Parte IV), su potencia o naturaleza suprema, o sea (por la Proposición 7 de la Parte III), su supremo esfuerzo, consiste en conocer las cosas según el tercer género de conocimiento. Q.E.D. (Peña - es)

2, prop 40, sc 2 - De tout ce qu'on vient de dire, il ressort clairement que nous percevons de nombreuses choses et que nous formons des notions universelles de plusieurs façons. 1° A partir des choses singulières qui nous sont représentées par les sens d'une manière mutilée, confuse, et sans ordre valable pour l'entendement (voir le Corollaire de la Proposition 29). C'est pourquoi j'ai l'habitude d'appeler ces perceptions: connaissance par expérience vague. 2° A partir des signes, quand, par exemple, après avoir lu ou entendu certains mots, nous nous souvenons des choses et nous en formons certaines idées semblables à celles par lesquelles nous imaginons les objets (voir le Scolie de la Proposition 18). Ces deux façons de saisir les choses, je les appellerai désormais connaissance du premier genre, opinion ou Imagination. 3° Et enfin, du fait que nous avons des notions communes, et des idées adéquates des propriétés des choses (voir le Corollaire de la Proposition 38, la Proposition 39 et son Corollaire et la Proposition 40).
J'appellerai raison et connaissance du second genre cette façon de saisir les choses. Outre ces deux genres de connaissances, il en existe un troisième, comme je le montrerai plus loin, et que nous appellerons la Science intuitive. Ce genre de connaissance procède de l'idée adéquate de l'essence formelle de certains attributs de Dieu à la connaissance adéquate de l'essence des choses. J'expliquerai tout cela par un seul exemple: trois nombres étant donnés, il s'agit d'en déterminer un quatrième qui soit au troisième comme le second au premier. Les commerçants n'hésiteront pas à multiplier le second par le troisième et à diviser le produit par le premier; c'est qu'ils n'ont pas oublié ce qu'ils ont entendu de leurs maîtres sans démonstration, ou qu'ils ont souvent expérimenté cette vérité sur des nombres simples, ou enfin qu'ils appliquent la démonstration de la Proposition 19 du livre VII d'Euclide, c'est-à-dire la propriété commune des nombres proportionnels. Mais pour des nombres très simples, rien de tout cela n'est nécessaire. Soit, par exemple, les nombres 1, 2, 3 : il n'est personne qui ne voie que le quatrième nombre proportionnel est 6, et cela d'une manière beaucoup plus claire, puisque, c'est de la relation même entre le premier nombre et le second, en tant que nous la saisissons en une seule intuition, que nous concluons le quatrième.

5, prop 24 - Plus nous comprenons les choses singulières, plus nous comprenons Dieu.

4, prop 28 - Le bien suprême de l’Esprit est la connaissance de Dieu, et la suprême vertu de l’Esprit est de connaître Dieu.

4, def 8 - J’entends la même chose par vertu et par puissance. C’est-à-dire que (par la Proposition 7, Partie III), en tant qu’on la rapporte à l’homme, la vertu est l’essence ou la nature même de l’homme en tant qu’il a le pouvoir d’accomplir des actions qui peuvent être comprises par les seules lois de sa nature.

3, prop 7 - L'effort par lequel chaque chose s'efforce de persévérer dans son être n'est rien en dehors de l'essence actuelle de cette chose.

used by : 5, prop 27, demo 

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