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propositio 12

Pars 5, prop 12
Latin | Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es     infra (1)  |  haut ^

Les images des objets se lient plus aisément aux images des objets que nous comprenons clairement et distinctement qu’aux autres images.

Rerum imagines facilius imaginibus quae ad res referuntur quas clare et distincte intelligimus, junguntur quam aliis.

Rerum imagines facilius imaginibus quae ad res referuntur quas clare et distincte intelligimus, junguntur quam aliis.

Les images des choses se joignent plus facilement aux images se rapportant aux choses connues clairement et distinctement qu'aux autres. (Appuhn - fr)

The mental images of things are more easily associated with the referred to things which we clearly and distinctly understand, than with others. (Elwes - en)

Die Vorstellungen der Dinge werden leichter mit Vorstellungen verbunden, die sich auf Dinge beziehen, welche wir klar und deutlich erkennen, als mit anderen. (Stern - de)

Immagini nuove di cose si collegano alle immagini concernenti cose che conosciamo in maniera chiara e distinta più facilmente che ad altre immagini. (Peri - it)

De beelden der dingen worden lichter verbonden met beelden, betrekking hebbend op dingen, welke wij helder en duidelijk begrijpen, dan met andere. (Suchtelen - nl)

Las imágenes de las cosas se unen con mayor facilidad a las imágenes de cosas entendidas por nosotros clara y distintamente, que a las otras. (Peña - es)

demonstratio par 2, prop 40, sc 2  |  5, prop 11  |  2, prop 18

Latin | Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es

5, prop 12, demo  - Les objets que nous comprenons clairement et distinctement sont ou bien des propriétés communes ou bien ce qui en résulte (voir la Définition de la Raison au Scolie 2 de la Proposition 40, Partie II) et elles sont donc plus fréquemment excitées en nous (par la Proposition précédente). Il nous sera donc plus aisé de considérer en même temps que d’autres objets ces choses connues de nous, plutôt que des choses mal comprises. Par conséquent il nous sera plus facile (par la Proposition 18, Partie II) de lier ces objets à ces choses connues qu’à d’autres choses. C.Q.F.D.

5, prop 12, demo  - Res quas clare et distincte intelligimus, vel rerum communes proprietates sunt vel quae ex iis deducuntur (vide rationis definitionem in II scholio propositionis 40 partis II) et consequenter saepius (per propositionem praecedentem) in nobis excitantur adeoque facilius fieri potest ut res alias simul cum his quam cum aliis contemplemur et consequenter (per propositionem 18 partis II) ut facilius cum his quam cum aliis jungantur. Q.E.D.

5, prop 12, demo  - Les choses connues clairement et distinctement sont ou bien des propriétés communes des choses ou ce qui s'en déduit (Voir Déf. de la Raison dans le Scolie 2 de la Prop. 40, p. II), et en conséquence sont (Prop. préc.) plus souvent imaginées par nous ; il nous sera donc plus facile quand nous imaginerons d'autres objets de considérer en même temps ces choses connues que d'en considérer d'autres, et en conséquence plus facile (Prop. 18, p. II) de joindre à d'autres objets ces choses connues que d'autres. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

5, prop 12, demo  - Things, which we clearly and distinctly understand, are either the common properties of things or deductions therefrom (see definition of Reason, II. xl. note ii.), and are consequently (by the last Prop.) more often aroused in us. Wherefore it may more readily happen, that we should contemplate other things in conjunction with these than in conjunction with something else, and consequently (II. xviii.) that the images of the said things should be more often associated with the images of these than with the images of something else. Q.E.D. (Elwes - en)

5, prop 12, demo  - Die Dinge, welche wir klar und deutlich erkennen, sind entweder gemeinsame Eigenschaften der Dinge oder was von diesen abgeleitet wird (s. die Definition der Vernunft in der 2. Anmerkung zu Lehrsatz 40, Teil 2), und sie werden folglich (nach dem vorigen Lehrsatz) öfter in uns hervorgerufen. Es kann daher leichter geschehen, daß wir andere Dinge zugleich mit diesen als mit andern zusammen betrachten und folglich auch (nach Lehrsatz 18, Teil 2), daß sie leichter mit diesen als mit andern verbunden werden. - W.z.b.w. (Stern - de)

5, prop 12, demo  - Le cose che conosciamo in maniera chiara e distinta sono o le proprietà comuni delle cose, o ciò che da queste proprietà si deduce: e di conseguenza tali cose che conosciamo in maniera chiara e distinta occupano bene spesso la nostra Mente. Pertanto potrà accadere che noi ci troviamo a considerare cose, che via via conosciamo, insieme con queste sempre presenti nella Mente più facilmente che con le altre; e accadrà quindi che le nuove cognizioni si colleghino con queste, “stabili”, più facilmente che con le altre, “avventizie”. (P. II, Prop. 18; Chiarim. 2° d. Prop. 40; P. V, Prop. 11). (Peri - it)

5, prop 12, demo  - Dingen, welke wij helder en duidelijk begrijpen, zijn òf algemeene eigenschappen, òf wat daaruit kan worden afgeleid (zie de Definitie der Rede in Opmerking II St. XL D. II), en hun voorstelling zal dus dikwijls in ons worden opgewekt (vlg. voorgaande St.). Het kan derhalve lichter voorkomen dat wij andere zaken gelijktijdig met hen dan met weer andere beschouwen, en bijgevolg (vlg. St. XVIII D. II) zullen wij ze ook lichter met hen in verband brengen. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

5, prop 12, demo  - Las cosas que entendemos clara y distintamente, o bien son las propiedades comunes de las cosas, o bien lo que se deduce de éstas (ver la Definición de la razón en el Escolio 2 de la Proposición 40 de la Parte II), y, por consiguiente, sus imágenes (por la Proposición anterior) se suscitan en nosotros con más frecuencia; y así, puede ocurrir que consideremos otras cosas junto con ellas más fácilmente que junto con otras que no sean claras y distintas, y, por consiguiente (por la Proposición 18 de la Parte II), que las unamos con mayor facilidad a ellas que a otras. Q.E.D. (Peña - es)

2, prop 40, sc 2 - De tout ce qu'on vient de dire, il ressort clairement que nous percevons de nombreuses choses et que nous formons des notions universelles de plusieurs façons. 1° A partir des choses singulières qui nous sont représentées par les sens d'une manière mutilée, confuse, et sans ordre valable pour l'entendement (voir le Corollaire de la Proposition 29). C'est pourquoi j'ai l'habitude d'appeler ces perceptions: connaissance par expérience vague. 2° A partir des signes, quand, par exemple, après avoir lu ou entendu certains mots, nous nous souvenons des choses et nous en formons certaines idées semblables à celles par lesquelles nous imaginons les objets (voir le Scolie de la Proposition 18). Ces deux façons de saisir les choses, je les appellerai désormais connaissance du premier genre, opinion ou Imagination. 3° Et enfin, du fait que nous avons des notions communes, et des idées adéquates des propriétés des choses (voir le Corollaire de la Proposition 38, la Proposition 39 et son Corollaire et la Proposition 40).
J'appellerai raison et connaissance du second genre cette façon de saisir les choses. Outre ces deux genres de connaissances, il en existe un troisième, comme je le montrerai plus loin, et que nous appellerons la Science intuitive. Ce genre de connaissance procède de l'idée adéquate de l'essence formelle de certains attributs de Dieu à la connaissance adéquate de l'essence des choses. J'expliquerai tout cela par un seul exemple: trois nombres étant donnés, il s'agit d'en déterminer un quatrième qui soit au troisième comme le second au premier. Les commerçants n'hésiteront pas à multiplier le second par le troisième et à diviser le produit par le premier; c'est qu'ils n'ont pas oublié ce qu'ils ont entendu de leurs maîtres sans démonstration, ou qu'ils ont souvent expérimenté cette vérité sur des nombres simples, ou enfin qu'ils appliquent la démonstration de la Proposition 19 du livre VII d'Euclide, c'est-à-dire la propriété commune des nombres proportionnels. Mais pour des nombres très simples, rien de tout cela n'est nécessaire. Soit, par exemple, les nombres 1, 2, 3 : il n'est personne qui ne voie que le quatrième nombre proportionnel est 6, et cela d'une manière beaucoup plus claire, puisque, c'est de la relation même entre le premier nombre et le second, en tant que nous la saisissons en une seule intuition, que nous concluons le quatrième.

5, prop 11 - Plus nombreux sont les objets auxquels se rapporte une image, plus celle-ci est fréquente, c’est-à-dire plus souvent elle s’avive, et plus elle occupe l’Esprit.

2, prop 18 - Si, une fois, le Corps humain fut affecté simultanément par deux ou plusieurs corps, dès que l'Esprit imaginera par la suite l'un d'entre eux, il se souviendra aussitôt des autres.

utilisé(e) par : 5, prop 20, sc 

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