EthicaDB •   Publication hypertextuelle et multi-versions de l'Ethique de Spinoza

propositio 3

Pars 2, prop 3
Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr     infra (6)  |  haut ^

In Deo datur necessario idea tam ejus essentiae quam omnium quae ex ipsius essentia necessario sequuntur.

In Deo datur necessario idea tam ejus essentiae quam omnium quae ex ipsius essentia necessario sequuntur.

Il y a nécessairement en Dieu une idée tant de son essence que de tout ce qui suit nécessairement de son essence. (Appuhn - fr)

In God there is necessarily the idea not only of his essence, but also of all things which necessarily follow from his essence. (Elwes - en)

In Gott gibt es notwendig eine Idee sowohl seines Wesens als alles dessen, was aus seinem Wesen notwendig folgt. (Stern - de)

In Dio c'è necessariamente l'idea tanto della sua propria essenza, quanto di tutte le cose che dalla sua essenza derivano necessariamente. (Peri - it)

Er bestaat in God noodzakelijk een voorstelling, zoowel van zijn eigen wezen, als van alles wat met noodwendigheid uit dit wezen voortvloeit. (Suchtelen - nl)

Hay en Dios necesariamente una idea, tanto de su esencia, como de todo lo que se sigue necesariamente de esa esencia. (Peña - es)

En Dieu, il y a nécessairement une idée tant de son essence que de tout ce qui suit nécessairement de son essence. (Pautrat - fr)

Il existe nécessairement en Dieu une idée aussi bien de son essence que de toutes les choses qui suivent nécessairement de cette essence. (Misrahi - fr)

demonstratio par 2, prop 1  |  1, prop 16  |  1, prop 35  |  1, prop 15

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr

2, prop 3, demo  - Deus enim (per propositionem 1 hujus) infinita infinitis modis cogitare sive (quod idem est per propositionem 16 partis I) ideam suae essentiae et omnium quae necessario ex ea sequuntur, formare potest. Atqui omne id quod in Dei potestate est, necessario est (per propositionem 35 partis I); ergo datur necessario talis idea et (per propositionem 15 partis I) non nisi in Deo. Q.E.D.

2, prop 3, demo  - Dieu en effet (Prop. 1) peut penser une infinité de choses en une infinité de modes ou (ce qui revient au même suivant la Prop. 16 de la p. I) former l'idée de son essence et de tout ce qui en suit nécessairement. Or tout ce qui est au pouvoir de Dieu, est nécessairement (Prop. 35, p. I) ; donc une telle idée est nécessairement donnée et (Prop. 15, p. I) ce ne peut être autre part qu'en Dieu. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

2, prop 3, demo  - God (by the first Prop. of this Part) can think an infinite number of things in infinite ways, or (what is the same thing, by Prop. xvi., Part i.) can form the idea of his essence, and of all things which necessarily follow therefrom. Now all that is in the power of God necessarily is. (Pt. i., Prop. xxxv.) Therefore, such an idea as we are considering necessarily is, and in God alone. Q.E.D. (Part i., Prop. xv.)
(Elwes - en)

2, prop 3, demo  - Denn Gott kann (nach Lehrsatz 1 dieses Teils) Unendliches auf unendliche Weisen denken, oder (was dasselbe ist, nach Lehrsatz 16, Teil 1) er kann die Idee seinesWesens und alles dessen, was notwendig aus demselben folgt, bilden. Nun ist alles, was in Gottes Macht steht, notwendig (nach Lehrsatz 35, Teil 1). Also gibt es notwendig eine solche Idee und (nach Lehrsatz 15, Teil 1) nur in Gott. -W.z.b.w. (Stern - de)

2, prop 3, demo  - Dio può infatti (P. II, Prop. 1) pensare infinite cose in infinite maniere, ossia, ciò che è lo stesso, può formare l'idea della sua essenza e di tutte le cose che necessariamente ne derivano. Ma tutto ciò che è in potestà di Dio è necessariamente: e dunque l'idea predetta esiste necessariamente, e non altrove che in Dio. (P. I, Prop. 15, 16, 25; P. II, Prop. 1). (Peri - it)

2, prop 3, demo  - God immers kan (vlg. St. I van dit Deel) oneindig vele dingen op oneindig vele wijzen denken, ofwel (wat vlg. St. XVI Deel I hetzelfde is) hij kan een voorstelling vormen van zijn eigen wezen en van alles wat met noodwendigheid daaruit voortvloeit. Maar al datgene, wat in Gods vermogen ligt, moet (vlg. St. XXXV Deel I) ook noodwendig bestaan, en derhalve bestaat ook noodzakelijk de bedoelde voorstelling en dat wel (vlg. St. XV Deel I) uitsluitend in God. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

2, prop 3, demo  - En efecto: Dios (por la Proposición 1 de esta Parte) puede pensar infinitas cosas de infinitos modos, o (lo que es lo mismo, por la Proposición 16 de la Parte I) puede formar una idea de su esencia y de todo lo que necesariamente se sigue de ella. Ahora bien, todo lo que está en la potestad de Dios es necesariamente (por la Proposición 35 de la Parte I); por consiguiente, hay necesariamente tal idea, y (por la Proposición 15 de la Parte I) no la hay sino en Dios. Q.E.D. (Peña - es)

2, prop 3, demo  - Dieu en effet (par la Prop. 1 de cette p.) peut penser une infinité de choses d'une infinité de manières, autrement dit (c'est la même chose, par la Prop. 16 p. 1) former une idée de son essence et de tout ce qui en suit nécessairement. Or tout ce qui est au pouvoir de Dieu est nécessairement (par la Prop. 35 p. 1) ; donc il y a nécessairement une telle idée, et (par la Prop. 15 p. 1) nulle part ailleurs qu'en Dieu. CQFD. (Pautrat - fr)

2, prop 3, demo  - En effet, Dieu (par la Proposition 1) peut penser une infinité de choses sous une infinité de modes, ou (ce qui est la même chose, par la Proposition 16 Partie I) peut former une idée de son essence et de tout ce qui découle nécessairement de cette essence. Or tout ce qui est au pouvoir de Dieu existe nécessairement (par la Proposition 35 Partie I) ; il existe donc nécessairement une telle idée et (par la Proposition 15 Partie I) elle ne peut être donnée qu'en Dieu. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

2, prop 1 - Cogitatio attributum Dei est sive Deus est res cogitans.

1, prop 16 - Ex necessitate divinae naturae infinita infinitis modis (hoc est omnia quae sub intellectum infinitum cadere possunt) sequi debent.

1, prop 35 - Quicquid concipimus in Dei potestate esse, id necessario est.

1, prop 15 - Quicquid est, in Deo est et nihil sine Deo esse neque concipi potest.

scholium par 1, prop 32, cor 1  |  1, prop 32, cor 2  |  1, prop 16  |  1, prop 34

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr

2, prop 3, sc  - Vulgus per Dei potentiam intelligit Dei liberam voluntatem et jus in omnia quae sunt quaeque propterea communiter ut contingentia considerantur. Deum enim potestatem omnia destruendi habere dicunt et in nihilum redigendi. Dei porro potentiam cum potentia regum saepissime comparant. Sed hoc in corollario I et II propositionis 32 partis I refutavimus et propositione 16 partis I ostendimus Deum eadem necessitate agere qua seipsum intelligit hoc est sicuti ex necessitate divinae naturae sequitur (sicut omnes uno ore statuunt) ut Deus seipsum intelligat, eadem etiam necessitate sequitur ut Deus infinita infinitis modis agat. Deinde propositione 34 partis I ostendimus Dei potentiam nihil esse praeterquam Dei actuosam essentiam adeoque tam nobis impossibile est concipere Deum non agere quam Deum non esse. Porro si haec ulterius persequi liberet, possem hic etiam ostendere potentiam illam quam vulgus Deo affingit, non tantum humanam esse (quod ostendit Deum hominem vel instar hominis a vulgo concipi) sed etiam impotentiam involvere. Sed nolo de eadem re toties sermonem instituere. Lectorem solummodo iterum atque iterum rogo ut quae in prima parte ex propositione 16 usque ad finem de hac re dicta sunt, semel atque iterum perpendat. Nam nemo ea quae volo percipere recte poterit nisi magnopere caveat ne Dei potentiam cum humana regum potentia vel jure confundat.

2, prop 3, sc  - Le vulgaire entend par puissance de Dieu une volonté libre et un droit s'étendant à tout ce qui est, et pour cette raison toutes choses sont communément considérées comme contingentes. Dieu, dit-on en effet, a le pouvoir de tout détruire et tout anéantir. On compare, en outre, très souvent la puissance de Dieu à celle des Rois. Mais nous avons réfuté cela dans les Corollaires 1 et 2 de la Proposition 32, partie 1, et, dans la Proposition 16, partie I, nous avons montré que Dieu agit par la même nécessité par laquelle il forme une idée de lui-même ; c'est-à-dire, de même qu'il suit de la nécessité de la nature divine (comme tous l'admettent d'une commune voix) que Dieu forme une idée de lui-même, il suit aussi avec la même nécessité que Dieu produise une infinité d'actions en une infinité de modes. En outre, nous avons montré, Proposition 34 de la partie I, que la puissance de Dieu n'est rien d'autre que l'essence active de Dieu ; il nous est donc aussi impossible de concevoir Dieu comme n'agissant pas que comme n'étant pas. De plus, s'il me plaisait de poursuivre, je pourrais aussi montrer ici que cette puissance que le vulgaire attribue à Dieu par fiction, non seulement est celle d'un homme (ce qui fait voir que le vulgaire conçoit Dieu comme un homme ou pareil à un homme), mais enveloppe aussi l'impuissance. Je ne veux pas toutefois reprendre si souvent le même discours. Je me contente de prier avec instance le lecteur d'examiner à plusieurs reprises ce qui est dit dans la première partie sur ce sujet depuis la Proposition 16 jusqu'à la fin. Nul en effet ne pourra percevoir correctement ce que je veux dire, s'il ne prend garde à ne pas confondre la puissance de Dieu avec la puissance humaine ou le droit des Rois. (Appuhn - fr)

2, prop 3, sc  - The multitude understand by the power of God the free will of God, and the right over all things that exist, which latter are accordingly generally considered as contingent. For it is said that God has the power to destroy all things, and to reduce them to nothing. Further, the power of God is very often likened to the power of kings. But this doctrine we have refuted (Pt. i., Prop. xxxii., Corolls. i. and ii.), and we have shown (Part i., Prop. xvi.) that God acts by the same necessity, as that by which he understands himself; in other words, as it follows from the necessity of the divine nature (as all admit), that God understands himself, so also does it follow by the same necessity, that God performs infinite acts in infinite ways. We further showed (Part i., Prop. xxxiv.), that God's power is identical with God's essence in action; therefore it is as impossible for us to conceive God as not acting, as to conceive him as non-existent. If we might pursue the subject further, I could point out, that the power which is commonly, attributed to God is not only, human (as showing that God is conceived by, the multitude as a man, or in the likeness of a man), but involves a negation of power. However, I am unwilling to go over the same ground so often. I would only beg, the reader again and again, to turn over frequently in his mind what I have said in Part i. from Prop. xvi. to the end. No one will be able to follow my meaning, unless he is scrupulously careful not to confound the power of God with the human power and right of kings. (Elwes - en)

2, prop 3, sc  - Das Volk versteht unter Gottes Macht Gottes freien Willen und sein Recht auf alle Dinge, welche sind und welche deshalb gewöhnlich als zufällige betrachtet werden. Denn, sagt man, Gott hat die Macht, alles zu zerstören und in nichts zu verwandeln. Auch vergleicht man häufig Gottes Macht mit der Macht der Könige. Doch habe ich dies in den Zusätzen I und II zu Lehrsatz 32, Teil 1, widerlegt und im Lehrsatz 16, Teil 1, bewiesen, daß Gott mit derselben Notwendigkeit handelt, mit welcher er sich selbst erkennt, d.h., sowie aus der Notwendigkeit der göttlichen Natur folgt (was alle einstimmig behaupten), daß Gott sich selbst erkennt, ebenso folgt mit derselbenNotwendigkeit, daß Gott Unendliches auf. unendliche Weisen tut. Ferner habe ich in Lehrsatz 34, Teil 1, bewiesen, daß Gottes Macht nichts ist als Gottes tätigesWesen. Daher ist es uns ebenso unmöglich zu begreifen, daß Gott nicht handle, als daß Gott nicht sei. Wenn ich dies weiter verfolgen dürfte, könnte ich hier noch zeigen, daß jene Macht, welche das Volk Gott andichtet, nicht bloß eine menschliche ist (was zeigt, daß Gott als Mensch oder nach dem Bilde eines Menschen vom Volk begriffen wird), sondern auch Ohnmacht einschließt. Doch will ich über dieselbe Sache nicht so oft ausführlich reden. Ich will nur den Leser dringend bitten, daß er alles, was im ersten Teil von Lehrsatz 16 an bis zum Schluß über diesen Gegenstand gesagt ist, aber und abermals erwäge. Denn niemand wird das, was ich meine, recht verstehen können, wenn er sich nicht außerordentlich hütet, die Macht Gottes mit der menschlichen Macht oder dem menschlichen Recht der Könige zu vermengen. (Stern - de)

2, prop 3, sc  - Per “potere di Dio” la gente intende la libera volontà di Dio e il suo diritto su tutto ciò che è, e che per tale ragione viene ordinariamente considerato contingente. Si dice infatti che Dio ha il potere di distruggere ogni cosa e di annichilarla; e spessissimo si paragona la potenza di Dio con la potenza dei Re. Ma io ho già confutato questa opinione (P. I, Conseg. 1 a e 2a d. Prop. 35), ed ho mostrato che Dio agisce con la medesima necessità con la quale egli intèllige se stesso (P. I, Prop. 25): cioè, come per la necessità della natura divina avviene (cosa che tutti sono unanimi nell'affermare) che Dio conosce se stesso, per la stessa necessità avviene che Dio fa infinite cose in infinite maniere. Ho poi mostrato (P. I, Prop. 34) che il potere (o la potenza) di Dio non è altro che la sua essenza attiva, cioè operante: al punto che pensare che Dio non agisca è per noi altrettanto impossibile che pensare che Dio non sia. Inoltre, se si volesse continuare a svolgere questo argomento, potrei anche mostrare che la potenza che la gente immagina in Dio non è soltanto una “potenza” di tipo umano (ciò che mostra come la gente si figuri Dio somigliante o analogo all'Uomo), ma addirittura implica un'impotenza; ma non voglio ripetere tante volte lo stesso discorso. Soltanto, prego istantemente il lettore di riflettere con grande impegno, tornandovi su se è necessario, sulle cose che ho detto intorno a questo argomento nella I Parte, dalla Prop. 16 alla fine. Sarà infatti difficilissimo intendere correttamente ciò che voglio dire se non si eviti con ogni mezzo di confondere la potenza di Dio con la potenza e col diritto, umani, che hanno i Re. (Peri - it)

2, prop 3, sc  - De groote massa verstaat onder Gods macht Gods vrijen wil en beschikking ten opzichte van al wat bestaat, zoodat daarom ook gemeenlijk alles als toevallig beschouwd wordt. Immers God heeft, zoo meent men, de macht om alles te verwoesten en tot niets te doen verkeeren. Daarom ook wordt Gods macht maar al te dikwijls bij de macht der koningen vergeleken. In Gevolg I en II van Stelling XXXII Deel I evenwel, hebben wij deze meening afgewezen en in Stelling XVI Deel I hebben wij aangetoond dat God handelt met diezelfde noodwendigheid, waarmede hij zichzelf begrijpt. Dat wil zeggen: evenals uit de noodwendigheid van Gods wezen volgt (gelijk allen volmondig erkennen) dat God zichzelf begrijpt, volgt uit diezelfde noodwendigheid dat God oneindig vele dingen op oneindig vele wijze doet. Voorts hebben wij in Stelling XXXIV Deel I aangetoond, dat Gods macht niets anders is dan Gods werkdadig wezen, en daarom is het ons even onmogelijk te denken dat God niet zou handelen als dat God niet zou bestaan. Indien ik hierop dieper wilde ingaan, zou ik hier nader kunnen aantoonen dat die macht, welke de groote massa aan God toedicht, niet alleen een menschelijk karakter heeft (hetgeen doet zien dat zij zich God voorstelt als een mensch of naar gelijkenis van den mensch) maar zelfs onmacht medebrengt. Doch ik wil niet zooveel woorden aan eenzelfde zaak verliezen. Ik wil den lezer slechts nog eens bij herhaling verzoeken om wat hierover in het Eerste Deel, van Stelling XVI af tot aan het einde, gezegd is, nog eens en nog eens te overwegen. Want niemand kan datgene, wat ik zeggen wil, juist begrijpen indien hij zich niet met de grootste zorg er voor hoedt Gods macht met menschelijke macht of met het menschelijk gezag der koningen te verwarren. (Suchtelen - nl)

2, prop 3, sc  - El vulgo entiende por potencia de Dios una voluntad libre y un derecho sobre todas las cosas que existen, y que son, por ello, comúnmente consideradas contingentes. Dicen, en efecto, que Dios tiene la potestad de destruirlo todo y reducirlo a la nada. Y comparan, además, muy frecuentemente la potencia de Dios con la de los reyes. Pero esto lo hemos refutado en los Corolarios 1 y 2 de la Proposición 32 de la Parte I, y, en la Proposición 16 de la Parte I, hemos mostrado que Dios actúa con la misma necesidad con que se entiende a sí mismo; esto es, así como en virtud de la necesidad de la divina naturaleza se sigue (según todos afirman unánimemente) que Dios se entiende a sí mismo, con la misma necesidad se sigue también que Dios obra infinitas cosas de infinitos modos. Además, en la Proposición 34 de la Parte I hemos mostrado que la potencia de Dios no es otra cosa que la esencia activa de Dios, y, por tanto, nos es tan imposible concebir que Dios no actúa como que Dios no existe. Por lo demás, si me pluguiera proseguir con este tema, podría mostrar también aquí que esa potencia que el vulgo se imagina haber en Dios no sólo es humana (lo que muestra que Dios es concebido por el vulgo como un hombre, o a semejanza de un hombre), sino que implica, además, impotencia. Pero no quiero reiterar tantas veces el mismo discurso. Sólo ruego al lector, una y otra vez, que sopese repetidamente lo que se ha dicho sobre este tema en la primera parte, desde la Proposición 16 hasta el final. Pues nadie podrá percibir rectamente lo que pretendo, a no ser que se guarde muy bien de confundir la potencia de Dios con la humana potencia, o derecho, de los reyes. (Peña - es)

2, prop 3, sc  - Le vulgaire, par puissance de Dieu, entend la libre volonté de Dieu et son droit sur tout ce qui est, qui par là se trouve communément considéré comme contingent. Car Dieu a le pouvoir de tout détruire, dit-on, et de tout renvoyer au néant. En outre, on compare très souvent la puissance de Dieu à la puissance des Rois. Mais cela, nous l'avons réfuté dans les Corollaires 1 et 2 de la Proposition 32 partie 1, et à la Proposition 16 partie 1 nous avons montré que Dieu agit par la même nécessité qu'il se comprend lui-même, c'est-à-dire, de même qu'il suit de la nécessité de la nature divine (comme tous l'affirment d'une seule voix) que Dieu se comprend lui-même, il suit également par la même nécessité que Dieu fait une infinité de choses d'une infinité de manières. Ensuite, à la Proposition 34 partie 1 nous avons montré que la puissance de Dieu n'est rien d'autre que l'essence agissante de Dieu et par suite il nous est aussi impossible de concevoir que Dieu n'agit pas, que de concevoir qu'il n'est pas. En outre, si l'on voulait poursuivre là-dessus, je pourrais également montrer ici que cette puissance dont le vulgaire affuble dieu, non seulement est humaine (ce qui montre que le vulgaire conçoit Dieu comme un homme, ou à l'instar d'un homme), mais aussi enveloppe impuissance. Mais je ne veux pas parler si souvent de la même chose. Je demande seulement au Lecteur, encore et encore, d'examiner une fois et encore une autre fois ce qu'on a dit à ce sujet dans la première partie, de la Proposition 16 jusqu'à la fin. Car nul ne pourra percevoir correctement ce que je veux à moins de mettre un soin extrême à ne pas confondre la puissance de Dieu avec la puissance humaine des Rois ou leur droit. (Pautrat - fr)

2, prop 3, sc  - Le vulgaire entend par puissance de Dieu la libre volonté de Dieu et la juridiction sur toutes les réalités qui existent et qui sont communément considérées pour cette raison comme contingentes. On dit en effet que Dieu a le pouvoir de tout détruire et de tout réduire à néant. En outre, on compare très souvent la puissance de Dieu et celle des Rois. Mais nous avons réfuté ces opinions dans les Corollaires I et 2 de la Proposition 32 de la Partie I, et à la Proposition 16 de cette Partie I nous avons montré que c'est par la même nécessité que Dieu agit et qu'il se comprend lui-même; c'est-à-dire que, de même qu'il suit de la nécessité de la nature divine que Dieu se comprenne lui-même (comme on l'admet unanimement), il suit aussi de cette même nécessité que Dieu produise une infinité de choses en une infinité de modes. Nous avons en outre montré, par la Proposition 34 de la Partie I, que la puissance de Dieu n'est rien d'autre que son essence active, et qu'il nous est par conséquent aussi impossible de concevoir Dieu comme n'agissant pas, que de le concevoir comme n'étant pas. De plus, si je voulais conduire plus loin cette analyse, je pourrais montrer non seulement que cette puissance que le vulgaire suppose en Dieu est une puissance humaine (ce qui révèle que le vulgaire conçoit Dieu comme un homme ou sur le modèle de l'humanité), mais encore qu'elle enveloppe une impuissance. Mais je ne veux pas traiter si souvent de ce point. Je prie seulement le lecteur, et le prie instamment de réexaminer plusieurs fois ce qui a été dit à ce propos dans la Partie I, depuis la Proposition 16 jusqu'à la fin. Car personne ne pourra saisir correctement ce que je veux dire s'il ne veille avec la plus grande prudence à ne pas confondre la puissance de Dieu avec la puissance humaine, autrement dit le pouvoir institutionnel des rois. (Misrahi - fr)

1, prop 32, cor 1 - Hinc sequitur I° Deum non operari ex libertate voluntatis.

1, prop 32, cor 2 - Sequitur II° voluntatem et intellectum ad Dei naturam ita sese habere ut motus et quies et absolute ut omnia naturalia quae (per propositionem 29) a Deo ad existendum et operandum certo modo determinari debent. Nam voluntas, ut reliqua omnia, causa indiget a qua ad existendum et operandum certo modo determinetur. Et quamvis ex data voluntate sive intellectu infinita sequantur, non tamen propterea Deus magis dici potest ex libertate voluntatis agere quam propter ea quae ex motu et quiete sequuntur (infinita enim ex his etiam sequuntur) dici potest ex libertate motus et quietis agere. Quare voluntas ad Dei naturam non magis pertinet quam reliqua naturalia sed ad ipsam eodem modo sese habet ut motus et quies et omnia reliqua quae ostendimus ex necessitate divinae naturae sequi et ab eadem ad existendum et operandum certo modo determinari.

1, prop 16 - Ex necessitate divinae naturae infinita infinitis modis (hoc est omnia quae sub intellectum infinitum cadere possunt) sequi debent.

1, prop 34 - Dei potentia est ipsa ipsius essentia.

utilisé(e) par : 2, prop 5, demo   |  2, prop 9, cor , demo  |  2, prop 20, demo   |  2, prop 24, demo   |  5, prop 22, demo   |  5, prop 35, demo 

propositio 4

Pars 2, prop 4
Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr  |  haut ^

Idea Dei ex qua infinita infinitis modis sequuntur, unica tantum esse potest.

Idea Dei ex qua infinita infinitis modis sequuntur, unica tantum esse potest.

L'idée de Dieu, de laquelle suivent une infinité de choses en une infinité de modes ne peut être qu'unique. (Appuhn - fr)

The idea of God, from which an infinite number of things follow in infinite ways, can only be one. (Elwes - en)

Die Idee Gottes, aus welcher Unendliches auf unendliche Weisen folgt, kann nur eine einzige sein. (Stern - de)

Gods voorstelling, uit welke oneindig veel op oneindig vele wijzen voortvloeit, kan slechts eenig zijn. (Peri - it)

L'idea di Dio, dalla quale s'originano infinite cose in infinite maniere, può essere soltanto unica. (Suchtelen - nl)

La idea de Dios, de la que se siguen infinitas cosas de infinitos modos, sólo puede ser única. (Peña - es)

L'idée de Dieu d'où suivent une infinité de choses d'une infinité de manières ne peut être qu'unique. (Pautrat - fr)

L'idée de Dieu d'où suit une infinité de choses en une infinité de modes, ne peut être qu'unique. (Misrahi - fr)

demonstratio par 1, prop 30  |  1, prop 14, cor 1

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr

2, prop 4, demo  - Intellectus infinitus nihil praeter Dei attributa ejusque affectiones comprehendit (per propositionem 30 partis I). Atqui Deus est unicus (per corollarium I propositionis 14 partis I). Ergo idea Dei ex qua infinita infinitis modis sequuntur, unica tantum esse potest. Q.E.D.

2, prop 4, demo  - L'entendement infini ne comprend rien sinon les attributs de Dieu et ses affections (Prop. 30, p. I). Or Dieu est unique (Coroll. 1 de la Prop. 14, p. I). Donc l'idée de Dieu de laquelle suivent une infinité de choses en une infinité de modes ne peut être qu'unique. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

2, prop 4, demo  - Infinite intellect comprehends nothing save the attributes of God and his modifications (Part i., Prop. xxx.). Now God is one (Part i., Prop. xiv., Coroll.). Therefore the idea of God, wherefrom an infinite number of things follow in infinite ways, can only, be one. Q.E.D. (Elwes - en)

2, prop 4, demo  - Der unendliche Verstand umfaßt nichts als die Attribute Gottes und seine Erregungen (nach Lehrsatz 30, Teil 1). Nun ist Gott einzig (nach Zusatz I zu Lehrsatz 14, Teil 1). Somit kann die Idee Gottes, aus welcher Unendliches auf unendlicheWeisen folgt, nur eine einzige sein. -W.z.b.w. (Stern - de)

2, prop 4, demo  - L'intelletto infinito non comprende altro che gli attributi di Dio e le loro affezioni. Ma Dio è unico (P. I, Conseg. d. Prop. 14): e dunque l'idea di Dio, dalla quale s'originano infinite cose in infinite maniere, può essere soltanto unica. (P. I, Conseg. d. Prop. 14; Prop. 30). (Peri - it)

2, prop 4, demo  - Het oneindig verstand omvat (vlg. St. XXX Deel I) niets anders dan Gods attributen en bestaanswijzen. Maar God is (vlg. Gevolg I St. XIV Deel I) eenig. Derhalve kan ook Gods voorstelling, waaruit oneindig veel op oneindig vele wijzen voortvloeit, niet anders dan eenig zijn. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

2, prop 4, demo  - El entendimiento infinito sólo comprende los atributos de Dios y sus afecciones (por la Proposición 30 de la Parte I). Ahora bien: Dios es único (por el Corolario 1 de la Proposición 14 de la Parte I). Por consiguiente, la idea de Dios, de la que se siguen infinitas cosas de infinitos modos, sólo puede ser única. Q.E.D. (Peña - es)

2, prop 4, demo  - L'intellect infini n'embrasse rien d'autre que les attributs de Dieu et ses affections (par la Prop. 30 p. 1). Or Dieu est unique (par le Coroll. 1 Prop. 14 p. 1). Donc l'idée de Dieu d'où suivent une infinité de choses d'une infinité de manières ne peut être qu'unique. CQFD. (Pautrat - fr)

2, prop 4, demo  - L'entendement infini ne comprend rien d'autre (par la Proposition 30 Partie I) que les attributs de Dieu et ses affections. Or Dieu est unique (par le Corollaire I de la Proposition 14 Partie I). Donc l'idée de Dieu d'où suit une infinité de choses en une infinité de modes, ne peut être qu'unique. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

1, prop 30 - Intellectus actu finitus aut actu infinitus Dei attributa Deique affectiones comprehendere debet et nihil aliud.

1, prop 14, cor 1 - Hinc clarissime sequitur I° Deum esse unicum hoc est (per definitionem 6) in rerum natura non nisi unam substantiam dari eamque absolute infinitam esse, ut in scholio propositionis 10 jam innuimus.

propositio 5

Pars 2, prop 5
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Esse formale idearum Deum quatenus tantum ut res cogitans consideratur, pro causa agnoscit et non quatenus alio attributo explicatur. Hoc est tam Dei attributorum quam rerum singularium ideae non ipsa ideata sive res perceptas pro causa efficiente agnoscunt sed ipsum Deum quatenus est res cogitans.

Esse formale idearum Deum quatenus tantum ut res cogitans consideratur, pro causa agnoscit et non quatenus alio attributo explicatur. Hoc est tam Dei attributorum quam rerum singularium ideae non ipsa ideata sive res perceptas pro causa efficiente agnoscunt sed ipsum Deum quatenus est res cogitans.

L'être formel des idées reconnaît pour cause Dieu, en tant seulement qu'il est considéré comme être pensant, non en tant qu'il s'explique par un autre attribut. C'est-à-dire les idées tant des attributs de Dieu que des choses singulières reconnaissent pour cause efficiente non les objets dont elles sont les idées ou, en d'autres termes, les choses perçues, mais Dieu lui-même en tant qu'il est chose pensante. (Appuhn - fr)

The actual being of ideas owns God as its cause, only in so far as he is considered as a thinking thing, not insofar as he is unfolded in any other attribute; that is, the ideas both of the attributes of God and of particular things do not own as their efficient cause their objects (ideata) or the things perceived, but God himself in so far as he is a thinking thing. (Elwes - en)

Das formale Sein der Ideen erkennt Gott als Ursache an, sofern er nur als denkendes Ding betrachtet wird, nicht aber sofern er durch ein anderes Attribut erklärt wird. Das heißt, die Ideen sowohl der Attribute Gottes als auch der Einzeldinge erkennen nicht das Gedachte selbst oder die wahrgenommenen Dinge als wirkende Ursache an, sondern Gott selbst, sofern er ein denkendes Wesen ist. (Stern - de)

L'essenza formale delle idee o struttura razionale peculiare delle idee stesse: v. P. I, Chiarim. d. Prop. 17 ammette Dio come causa solo in quanto egli è considerato cosa pensante, e non in quanto egli è spiegato mediante altri attributi. Questo vale a dire che le idee, tanto degli attributi di Dio quanto delle cose singole, ammettono come causa efficiente non i loro ideati (cioè i loro oggetti quali essi sono in sé, cioè le cose vere che le idee esprimono), ma Dio stesso in quanto egli è cosa pensante. (Peri - it)

Het werkelijke zijn[a19] der voorstellingen heeft God tot oorzaak alleen voorzoover hij als denkend iets beschouwd wordt, en niet voorzoover hij zich in eenig ander attribuut openbaart. Dat wil dus zeggen: de voorstellingen van Gods attributen, zoowel als die van de bijzondere dingen, hebben niet het voorgestelde of de waargenomen dingen tot werkende oorzaak, maar God zelf voorzoover hij een denkend iets is. (Suchtelen - nl)

El ser formal de las ideas reconoce como causa a Dios, en cuanto a éste se le considera sólo como cosa pensante, y no en cuanto es explicado por otro atributo. Esto es, ni las ideas de los atributos de Dios ni las de las cosas singulares reconocen como causa efíciente suya a las cosas ideadas por ellas, o sea, a las cosas percibidas, sino a Dios mismo, en cuanto que es cosa pensante. (Peña - es)

L'être formel des idées reconnaît pour cause Dieu, en tant seulement qu'on le considère comme chose pensante, et non en tant qu'il s'explique par un autre attribut. C'est-à-dire, les idées tant des attributs de Dieu que des choses singulières reconnaissent pour cause efficiente non pas ce dont elles sont les idées, autrement dit les choses perçues, mais Dieu lui-même, en tant qu'il est chose pensante. (Pautrat - fr)

L'être formel des idées admet Dieu pour cause, mais en tant seulement qu'il est considéré comme une chose pensante et non pas en tant qu'il s'explique par un autre attribut. C'est-à-dire que les idées aussi bien des attributs de Dieu, que des choses singulières, admettent pour causes efficientes non pas les choses pensées, ou, en d'autres termes, les objets perçus, mais Dieu lui-même, en tant qu'il est une chose pensante. (Misrahi - fr)

demonstratio par 2, prop 3  |  1, prop 25, cor   |  1, prop 10  |  1, ax 4

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr

2, prop 5, demo  - Patet quidem ex propositione 3 hujus. Ibi enim concludebamus Deum ideam suae essentiae et omnium quae ex ea necessario sequuntur, formare posse ex hoc solo nempe quod Deus est res cogitans et non ex eo quod sit suae ideae objectum. Quare esse formale idearum Deum quatenus est res cogitans, pro causa agnoscit. Sed aliter hoc modo demonstratur. Esse formale idearum modus est cogitandi (ut per se notum) hoc est (per corollarium propositionis 25 partis I) modus qui Dei naturam quatenus est res cogitans, certo modo exprimit adeoque (per propositionem 10 partis I) nullius alterius attributi Dei conceptum involvit et consequenter (per axioma 4 partis I) nullius alterius attributi nisi cogitationis est effectus adeoque esse formale idearum Deum quatenus tantum ut res cogitans consideratur etc. Q.E.D.

2, prop 5, demo  - Cela est évident par la Proposition 3. Là en effet nous établissions que Dieu peut former une idée de son essence et de tout ce qui en suit nécessairement, en nous fondant seulement sur ce qu'il est chose pensante et non sur ce qu'il serait l'objet de sa propre idée. C'est pourquoi l'être formel des idées reconnaît pour cause Dieu, en tant qu'il est chose pensante. Mais voici une autre démonstration : l'être formel des idées est un mode du penser (comme il est connu de soi), c'est-à-dire (Coroll. de la Prop. 25, p. I) un mode qui exprime d'une certaine manière la nature de Dieu en tant qu'il est chose pensante, et ainsi (Prop. 10, p. I) n'enveloppe le concept d'aucun autre attribut de Dieu, et conséquemment (Ax. 4, p. I) n'est l'effet d'aucun autre attribut, sinon de la pensée donc l'être formel des idées a pour cause Dieu en tant seulement qu'il est considéré comme chose pensante, etc. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

2, prop 5, demo  - This proposition is evident from Prop. iii. of this Part. We there drew the conclusion, that God can form the idea of his essence, and of all things which follow necessarily therefrom, solely, because he is a thinking thing, and not because he is the object of his own idea. Wherefore the actual being of ideas owns for cause God, in so far as he is a thinking thing. It may, be differently proved as follows: the actual being of ideas is (obviously,) a mode of thought, that is (Part i., Prop. xxv., Coroll.) a mode which expresses in a certain manner the nature of God, in so far as he is a thinking thing, and therefore (Part i., Prop. x.) involves the conception of no other attribute of God, and consequently (by Part i., Ax. iv.) is not the effect of any attribute save thought. Therefore the actual being of ideas owns God as its cause, in so far as he is considered as a thinking thing, &c. Q.E.D. (Elwes - en)

2, prop 5, demo  - Der Satz erhellt zwar schon aus Lehrsatz 3 dieses Teils. Denn dort folgerten wir, daß Gott die Idee seines Wesens und alles dessen, was aus demselben notwendig folgt, bilden kann, daraus allein, daß Gott ein denkendes Ding ist, nicht aber daraus, daß er das Objekt seiner Idee ist. Daher erkennt das formale Sein der Ideen Gott als Ursache an, sofern er ein denkendes Ding ist. Indessen kann der Satz auch noch auf folgende Weise bewiesen werden. Das formale Sein der Ideen ist eine Form des Denkens (wie an sich klar), d.h. (nach Zusatz zu Lehrsatz 25, Teil 1) ein Modus, welcher die Natur Gottes, sofern er ein denkendes Ding ist, auf gewisseWeise ausdrückt. Es schließt also (nach Lehrsatz 10, Teil 1) den Begriff keines andern göttlichen Attributes in sich und ist demzufolge (nach Axiom IV, Teil 1) die Wirkung keines andern göttlichen Attributes als des Denkens. Somit erkennt das formale Sein der Ideen Gott als Ursache an, sofern er nur als denkendes Ding betrachtet wird usw. -W.z.b.w. (Stern - de)

2, prop 5, demo  - L'affermazione è chiarita già dalla Prop. 3 di questa Parte: dove ho concluso che Dio può formare l'idea della sua propria essenza, e di tutte le cose che da essa derivano necessariamente, grazie al solo suo essere cosa pensante, e non perché egli sia l'oggetto della sua idea. Per questo motivo l'essere formale delle idee riconosce come causa Dio in quanto è cosa pensante. Ma la cosa si dimostra anche diversamente, come segue. L'essenza formale delle idee è un modo del pensare, come è noto di per sé, cioè è un modo che esprime in maniera certa la natura di Dio in quanto cosa pensante: e pertanto essa non implica il concetto di alcun altro attributo di Dio, e di conseguenza è effetto del pensiero e non di alcun altro attributo; e quindi l'essere formale delle idee ammette Dio come causa in quanto egli è considerato soltanto come cosa pensante, eccetera. (P. I, Ass. 4; Prop. 10; Conseg. d. Prop. 25). (Peri - it)

2, prop 5, demo  - Immers dit blijkt uit Stelling III van dit Deel. Daar toch kwamen wij tot de slotsom dat God een voorstelling van zijn eigen wezen en van alles wat daaruit met noodwendigheid voortvloeit kan vormen, uitsluitend doordat hij een denkend iets is en niet omdat hijzelf het voorwerp zijner voorstelling is. Zoodat het werkelijke zijn der voorstellingen God tot oorzaak heeft voorzoover hij een denkend iets is. Doch ook op andere wijze kan dit worden aangetoond. Het werkelijke zijn der voorstellingen is een bestaanswijze van het Denken (gelijk vanzelf spreekt) d.w.z. (vlg. Gevolg St. XXV Deel I) een bestaanswijze, welke Gods wezen, voor zoover hij een denkend iets is, openbaart. Derhalve vooronderstelt het (vlg. St. X Deel I) ook niet het begrip van eenig ander attribuut Gods en bijgevolg is het ook (vlg. Ax. IV Deel I) geen uitvloeisel van eenig ander attribuut dan uitsluitend van het Denken. Derhalve heeft het werkelijke zijn der voorstellingen God tot oorzaak uitsluitend voor zoover hij als denkend iets beschouwd wordt enz. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

2, prop 5, demo  - Es evidente sin duda, por la Proposición 3 de esta Parte. En ella concluíamos, efectivamente, que Dios puede formar una idea de su esencia y de todo lo que se sigue necesariamente de ella, basándonos sólo en el hecho de que Dios es cosa pensante, y no en el hecho de que sea el objeto de su propia idea. Por lo cual, el ser formal de las ideas reconoce como causa a Dios, en cuanto que éste es cosa pensante. Pero también se demuestra de esta otra manera: el ser formal de las ideas es un modo de pensar (como es por sí notorio), esto es (por el Corolario de la Proposición 25 de la Parte I), un modo que expresa de cierta manera la naturaleza de Dios, en cuanto que Éste es cosa pensante, y así (por la Proposición 10 de la Parte I) no implica el concepto de ningún otro atributo de Dios, y, por consiguiente (por el Axioma 4 de la Parte I), no es efecto de ningún otro atributo que el Pensamiento; luego el ser formal de las ideas reconoce como causa a Dios, en cuanto a Éste se lo considera sólo como cosa pensante, etc. Q.E.D. (Peña - es)

2, prop 5, demo  - C'est évident à partir de la Proposition 3 de cette p. Nous y concluions en effet que Dieu peut former une idée tant de son essence que de tout ce qui en suit nécessairement, de cela seul que Dieu est chose pensante, et non de ce qu'il est l'objet de son idée. Et donc l'être formel des idées reconnaît pour cause Dieu en tant qu'il est chose pensante. Mais voici une autre manière de le démontrer. L'être formel des idées est une manière de penser (comme il va de soi), c'est-à-dire (par le Coroll. Prop. 25 p. 1) une manière qui exprime d'une manière précise la nature de Dieu en tant qu'il est chose pensante, et par suite (par la Prop. 10 p. 1) il n'enveloppe le concept d'aucun autre attribut de Dieu, et par conséquent (par l'Axiome 4 p.1) n'est l'effet d'aucun autre attribut sinon de la pensée : et par suite l'être formel des idées reconnaît pour cause Dieu en tant seulement qu'on le considère comme chose pensante, etc. CQFD. (Pautrat - fr)

2, prop 5, demo  - La Proposition est évidente par la Proposition 3 de cette Partie. Nous y concluions en effet que Dieu peut former l'idée de son essence et de tout ce qui en suit nécessairement, et ce nous le tirions du seul fait que Dieu est chose pensante et non pas du fait qu'il serait l'objet de sa propre idée. C'est pourquoi l'être formel des idées admet pour cause Dieu en tant qu'il est chose pensante. Mais cela se démontre encore d'une autre manière. L'être formel des idées est un mode du penser (comme il est connu de soi), c'est-à-dire (selon le Corollaire de la Proposition 25 Partie I) un mode qui exprime d'une certaine manière la nature de Dieu en tant qu'il est une chose pensante, et par suite (selon la Proposition 10 Partie I) cet être formel des idées n'enveloppe le concept d'aucun autre attribut de Dieu, et par conséquent (par l'Axiome 4 Partie I) il n'est l'effet d'aucun autre attribut que celui de la pensée; c'est pourquoi l'être formel des idées admet pour cause Dieu en tant seulement qu'il est considéré comme une chose pensante, etc. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

2, prop 3 - In Deo datur necessario idea tam ejus essentiae quam omnium quae ex ipsius essentia necessario sequuntur.

1, prop 25, cor  - Res particulares nihil sunt nisi Dei attributorum affectiones sive modi quibus Dei attributa certo et determinato modo exprimuntur. Demonstratio patet ex propositione 15 et definitione 5.

1, prop 10 - Unumquodque unius substantiae attributum per se concipi debet.

1, ax 4 - Effectus cognitio a cognitione causae dependet et eandem involvit.

propositio 6

Pars 2, prop 6
Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr     infra (7)  |  haut ^

Cujuscunque attributi modi Deum quatenus tantum sub illo attributo cujus modi sunt et non quatenus sub ullo alio consideratur, pro causa habent.

Cujuscunque attributi modi Deum quatenus tantum sub illo attributo cujus modi sunt et non quatenus sub ullo alio consideratur, pro causa habent.

Les modes de chaque attribut ont pour cause Dieu en tant seulement qu'il est considéré sous l'attribut dont ils sont des modes et non en tant qu'il est considéré sous un autre attribut. (Appuhn - fr)

The modes of any given attribute are caused by God, in so far as he is considered through the attribute of which they are modes, and not in so far as he is considered through any other attribute. (Elwes - en)

Die Daseinsformen (modi) jedes Attributs haben Gott zur Ursache nur, sofern er unter jenem Attribut, dessen Daseinsformen sie sind, betrachtet wird, nicht aber, sofern er unter irgendeinem andern Attribut betrachtet wird. (Stern - de)

I modi di qualsiasi attributo hanno Dio come causa solo in quanto egli è considerato sotto l'attributo per mezzo del quale i modi in esame sono concepiti, e non in quanto egli sia considerato sotto qualsiasi altro attributo. (Peri - it)

De bestaanswijzen van elk attribuut hebben God tot oorzaak alleen voorzoover hij beschouwd wordt als zich openbarende in dàt attribuut welks bestaanswijzen zij zijn en niet voorzoover hij als zich openbarende in eenig ander attribuut beschouwd kan worden. (Suchtelen - nl)

Los modos de un atributo cualquiera tienen como causa a Dios sólo en cuanto se lo considera desde el atributo del que son modos, y no en cuanto se lo considera desde algún otro atributo. (Peña - es)

Les manières d'un attribut, quel qu'il soit, ont pour cause Dieu en tant seulement qu'on le considère sous l'attribut dont elles sont des manières, et non sous un autre. (Pautrat - fr)

Les modes de quelque attribut que ce soit ont pour cause Dieu en tant qu'il est considéré seulement sous l'attribut dont ils sont les modes et non pas sous un autre attribut. (Misrahi - fr)

demonstratio par 1, prop 10  |  1, ax 4

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2, prop 6, demo  - Unumquodque enim attributum per se absque alio concipitur (per propositionem 10 partis I). Quare uniuscujusque attributi modi conceptum sui attributi, non autem alterius involvunt adeoque (per axioma 4 partis I) Deum quatenus tantum sub illo attributo cujus modi sunt et non quatenus sub ullo alio consideratur, pro causa habent. Q.E.D.

2, prop 6, demo  - Chaque attribut en effet est conçu par soi en faisant abstraction de ce qui n'est pas lui (Prop. 10, p. I). Donc les modes de chaque attribut enveloppent le concept de leur attribut, mais non d'un autre ; et ainsi (Ax. 4, p. I) ont pour cause Dieu en tant seulement qu'il est considéré sous cet attribut dont ils sont des modes, et non en tant qu'il est considéré sous aucun autre. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

2, prop 6, demo  - Each attribute is conceived through itself, without any other (Part i., Prop. x.); wherefore the modes of each attribute involve the conception of that attribute, but not of any other. Thus (Part i., Ax. iv.) they are caused by God, only in so far as he is considered through the attribute whose modes they, are, and not in so far as he is considered through any other. Q.E.D. (Elwes - en)

2, prop 6, demo  - Denn jedes Attribut wird durch sich und ohne ein anderes begriffen (nach Lehrsatz 10, Teil 1). Darum schließen die Daseinsformen jedes Attributs den Begriff ihres Attributs, nicht aber den eines andern ein. Also haben sie (nach Axiom IV, Teil 1) Gott zur Ursache nur, sofern er unter jenem Attribut, deren Daseinsformen sie sind, nicht aber, sofern er unter einem
andern betrachtet wird. -W.z.b.w. (Stern - de)

2, prop 6, demo  - Ciascun attributo si concepisce per sé, astraendo da ogni altro attributo: per la qual cosa i modi di qualsiasi attributo implicano il concetto del loro attributo, e non quello di un altro; e perciò hanno come causa Dio solo in quanto egli è considerato sotto quell'attributo del quale essi sono modi, e non in quanto egli sia considerato sotto qualsiasi altro attributo. (P. I, Ass. 4; Prop. 10). (Peri - it)

2, prop 6, demo  - Immers elk attribuut wordt (vlg. St. X Deel I) op zichzelf en zonder behulp van een ander begrepen. Zoodat de bestaanswijzen van elk attribuut het begrip van hun eigen attribuut vooronderstellen, niet echter dat van een ander. Derhalve hebben zij (vlg. Ax. 4 Deel I) God tot oorzaak alleen voorzoover hij beschouwd wordt onder dàt attribuut welks bestaanswijze zij zijn en niet voorzoover hij onder eenig ander attribuut beschouwd kan worden. (Suchtelen - nl)

2, prop 6, demo  - En efecto, cada atributo se concibe por sí, prescindiendo de cualquier otro (por la Proposición 10 de la Parte I). Por lo cual, los modos de cada atributo implican el concepto de su atributo, pero no el de otro; y así (por el Axioma 4 de la Parte I), tienen como causa a Dios sólo en cuanto se lo considera desde el atributo del que son modos, y no en cuanto se lo considera desde algún otro atributo. Q.E.D. (Peña - es)

2, prop 6, demo  - En effet chaque attribut se conçoit par soi sans les autres (par la Prop. 10 p. 1). Et donc les manières de chaque attribut enveloppent le concept de leur attribut, et non d'un autre ; et par suite (par l'Axiome 4 p. 1) elles ont pour cause Dieu en tant seulement qu'on le considère sous l'attribut dont elles sont des manières, et non sous un autre. CQFD. (Pautrat - fr)

2, prop 6, demo  - Chaque attribut en effet est conçu par soi, abstraction faite de tout autre (par la Proposition 10 Partie I). C'est pourquoi les modes de chaque attribut enveloppent le concept de leur propre attribut et non pas d'un autre; par suite (par l'Axiome 4 Partie I) ils ont pour cause Dieu en tant qu'il est considéré sous l'attribut dont ils sont les modes, et non pas sous un autre attribut. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

1, prop 10 - Unumquodque unius substantiae attributum per se concipi debet.

1, ax 4 - Effectus cognitio a cognitione causae dependet et eandem involvit.

corollarium

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr     infra (2)

2, prop 6, cor  - Hinc sequitur quod esse formale rerum quae modi non sunt cogitandi, non sequitur ideo ex divina natura quia res prius cognovit sed eodem modo eademque necessitate res ideatae ex suis attributis consequuntur et concluduntur ac ideas ex attributo cogitationis consequi ostendimus.

2, prop 6, cor  - Il suit de là que l'être formel des choses qui ne sont pas des modes du penser ne suit pas de la nature divine par la raison qu'elle a d'abord connu les choses ; mais les choses qui sont les objets des idées suivent et sont conclues de leurs attributs propres de la même manière et avec la même nécessité que nous avons montré que les idées suivent de l'attribut de la Pensée. (Appuhn - fr)

2, prop 6, cor  - Hence the actual being of things, which are not modes of thought, does not follow from the divine nature, because that nature has prior knowledge of the things. Things represented in ideas follow, and are derived from their particular attribute, in the same manner, and with the same necessity as ideas follow (according to what we have shown) from the attribute of thought. (Elwes - en)

2, prop 6, cor  - Hieraus folgt, daß das formale Sein der Dinge, welche keine Daseinsformen des Denkens sind, nicht darum aus der göttlichen Natur folgt, weil sie die Dinge früher erkannt hat; sondern die gedachten Dinge folgen aus ihren Attributen und werden darausgeschlossen, auf dieselbe Weise und mit derselben Notwendigkeit, wie nach unserer Ausführung die Ideen aus dem Attribut des Denkens folgen. (Stern - de)

2, prop 6, cor  - Risulta da quanto sopra che l'essere formale delle cose che non sono modi del pensare non deriva dalla natura divina perché questa abbia prima avuto la cognizione di quelle cose: ma le cose di cui nella Cosa pensante esiste l'idea derivano dagli attributi di competenza nella stessa maniera e per la stessa necessità con le quali ho mostrato che le idee conseguono dall'attributo del Pensiero. (Peri - it)

2, prop 6, cor  - Hieruit volgt dat het werkelijk bestaan van die dingen welke géén bestaanswijzen van het Denken zijn, niet voortvloeit uit den goddelijken aard omdat deze ze zich eerst zou hebben voorgesteld, maar dat voorstelbare dingen volgen en worden afgeleid uit hun eigen attribuut op dezelfde wijze en met dezelfde noodwendigheid als naar wij aantoonden de voorstellingen volgden uit het attribuut van het Denken. (Suchtelen - nl)

2, prop 6, cor  - Se sigue de aquí que el ser formal de las cosas que no son modos de pensar no se sigue de la naturaleza divina en virtud de que ésta conozca previamente esas cosas, sino que las cosas sobre las que versan las ideas se derivan y concluyen de sus atributos de la misma manera, y con la misma necesidad con la que hemos mostrado que derivan las ideas del atributo del Pensamiento. (Peña - es)

2, prop 6, cor  - Il suit de là que l'être formel des choses qui ne sont pas des manières de penser suit de la nature divine non pas parce que celle-ci a antérieurement connu les choses, mais ce sont les choses dont il y a idée qui s'ensuivent et se concluent de leurs attributs de la même manière et avec la même nécessité dont nous avons montré que les idées s'ensuivent de l'attribut de la Pensée. (Pautrat - fr)

2, prop 6, cor  - Il résulte de là que l'être formel des choses qui ne sont pas des modes du penser ne suit pas de la nature divine parce qu'elle aurait d'abord connu ces choses; nous avons montré au contraire que les choses pensées sont tirées et conclues de leurs propres attributs de la même manière et selon la même nécessité que les idées sont tirées de l'attribut de la Pensée. (Misrahi - fr)

utilisé(e) par : 2, prop 36, demo   |  5, prop 1, demo 

utilisé(e) par : 2, prop 9, demo   |  2, prop 13, lem 3  |  2, prop 45, demo   |  3, prop 2, demo   |  3, prop 11, sc   |  4, prop 7, demo   |  4, prop 29, demo 

propositio 7

Pars 2, prop 7
Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr     infra (12)  |  haut ^

Ordo et connexio idearum idem est ac ordo et connexio rerum.

Ordo et connexio idearum idem est ac ordo et connexio rerum.

L'ordre et la connexion des idées sont les mêmes que l'ordre et la connexion des choses. (Appuhn - fr)

The order and connection of ideas is the same as the order and connection of things. (Elwes - en)

Die Ordnung und Verknüpfung der Ideen ist dieselbe wie die Ordnung und Verknüpfung der Dinge. (Stern - de)

L'ordine e la connessione delle idee sono identici all'ordine e alla connessione delle cose. (Peri - it)

De orde en het verband der voorstellingen zijn dezelfde als de orde en het verband der dingen. (Suchtelen - nl)

El orden y conexión de las ideas es el mismo que el orden y conexión de las cosas. (Peña - es)

L'ordre et l'enchaînement des idées est le même que l'ordre et l'enchaînement des choses. (Pautrat - fr)

L'ordre et la connexion des idées sont les mêmes que l'ordre et la connexion des choses. (Misrahi - fr)

demonstratio par 1, ax 4

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr

2, prop 7, demo  - Patet ex axiomate 4 partis I. Nam cujuscunque causati idea a cognitione causae cujus est effectus, dependet.

2, prop 7, demo  - Cela est évident par l'Axiome 4, partie I. Car l'idée de chaque chose causée dépend de la connaissance de la cause dont elle est l'effet. (Appuhn - fr)

2, prop 7, demo  - This proposition is evident from Part i., Ax. iv. For the idea of everything that is caused depends on a knowledge of the cause, whereof it is an effect. (Elwes - en)

2, prop 7, demo  - Der Satz erhellt aus Axiom IV, Teil I. Denn die Idee eines jeden Verursachten hängt von der Erkenntnis der Ursache ab, derenWirkung sie ist. (Stern - de)

2, prop 7, demo  - La cosa è evidente per 1'Ass. 4 della I Parte. Infatti l'idea di qualsiasi cosa causata dipende dalla conoscenza della causa di cui la cosa considerata è effetto. (Peri - it)

2, prop 7, demo  - Dit blijkt uit Ax. IV Deel I. Want de voorstelling van elk veroorzaakt ding hangt af van de kennis der oorzaak waarvan het een uitvloeisel is. (Suchtelen - nl)

2, prop 7, demo  - Es evidente por el Axioma 4 de la Parte I. Pues la idea de cualquier cosa causada depende del conocimiento de la causa cuyo efecto es. (Peña - es)

2, prop 7, demo  - C'est évident à partir de l'Axiome 4 p. 1. Car l'idée d'un causé, quel qu'il soit, dépend de la connaissance de la cause dont il est l'effet. (Pautrat - fr)

2, prop 7, demo  - Cela est évident par l'Axiome 4 de la Partie I. Car l'idée de toute chose causée dépend de la connaissance de la cause dont elle est l'effet. (Misrahi - fr)

1, ax 4 - Effectus cognitio a cognitione causae dependet et eandem involvit.

corollarium

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr     infra (6)

2, prop 7, cor  - Hinc sequitur quod Dei cogitandi potentia aequalis est ipsius actuali agendi potentiae. Hoc est quicquid ex infinita Dei natura sequitur formaliter, id omne ex Dei idea eodem ordine eademque connexione sequitur in Deo objective.

2, prop 7, cor  - Il suit de là que la puissance de penser de Dieu est égale à sa puissance actuelle d'agir, c'est-à-dire tout ce qui suit formellement de la nature infinie de Dieu suit aussi en Dieu objectivement dans le même ordre et avec la même connexion de l'idée de Dieu. (Appuhn - fr)

2, prop 7, cor  - Hence God's power of thinking is equal to his realized power of action-that is, whatsoever follows from the infinite nature of God in the world of extension (formaliter), follows without exception in the same order and connection from the idea of God in the world of thought (objective). (Elwes - en)

2, prop 7, cor  - Hieraus folgt, daß die Macht Gottes zu denken seiner wirklichen Macht zu handeln gleich ist, d.h. alles, was aus der unendlichen Natur Gottes formell folgt, das alles folgt in Gott Objektiv aus der Idee Gottes, in derselben Ordnung und in derselben Verknüpfung. (Stern - de)

2, prop 7, cor  - Di qui deriva che la capacità di pensare che ha Dio è eguale alla sua attuale (ossia attiva e in atto) capacità di agire. Questo significa che qualunque cosa si origini dall'infinita natura di Dio formalmente, cioè in maniera riscontrabile nella realtà, la stessa cosa si origina in Dio dall'idea di Dio, nello stesso ordine e con la stessa connessione, obiettivamente, cioè come puro pensiero. (Peri - it)

2, prop 7, cor  - Hieruit volgt dat Gods vermogen tot Denken gelijk is aan zijn vermogen om feitelijk te handelen. Dat wil zeggen: al wat formeel [in werkelijkheid] uit den oneindigen aard Gods voortvloeit, dit alles volgt in God ook objectief[a20] uit Gods voorstelling in dezelfde orde en in hetzelfde verband. (Suchtelen - nl)

2, prop 7, cor  - Se sigue de aquí que la potencia de pensar de Dios es igual a su potencia actual de obrar. Esto es: todo cuanto se sigue formalmente de la infinita naturaleza de Dios, se sigue en él objetivamente, a partir de la idea de Dios, en el mismo orden y con la misma conexión. (Peña - es)

2, prop 7, cor  - De là suit que la puissance de penser de Dieu est égale à son actuelle puissance d'agir. C'est-à-dire, tout ce qui suit formellement de la nature infinie de dieu, tout cela suit objectivement en Dieu de l'idée de Dieu dans le même ordre et le même enchaînement. (Pautrat - fr)

2, prop 7, cor  - Il résulte de là que la puissance de penser, en Dieu, est égale à sa puissance actuelle d'agir. C'est-à-dire que tout ce qui suit formellement de la nature infinie de Dieu, suit objectivement en Dieu de l'idée de Dieu, dans le même ordre et selon la même connexion. (Misrahi - fr)

utilisé(e) par : 2, prop 32, demo   |  2, prop 36, demo   |  2, prop 38, demo   |  2, prop 39, demo   |  3, prop 28, demo   |  5, prop 1, demo 

scholium

Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr     infra (4)

2, prop 7, sc  - Hic antequam ulterius pergamus, revocandum nobis in memoriam est id quod supra ostendimus nempe quod quicquid ab infinito intellectu percipi potest tanquam substantiae essentiam constituens, id omne ad unicam tantum substantiam pertinet et consequenter quod substantia cogitans et substantia extensa una eademque est substantia quae jam sub hoc jam sub illo attributo comprehenditur. Sic etiam modus extensionis et idea illius modi una eademque est res sed duobus modis expressa, quod quidam Hebraeorum quasi per nebulam vidisse videntur, qui scilicet statuunt Deum, Dei intellectum resque ab ipso intellectas unum et idem esse. Exempli gratia circulus in natura existens et idea circuli existentis quae etiam in Deo est, una eademque est res quae per diversa attributa explicatur et ideo sive naturam sub attributo extensionis sive sub attributo cogitationis sive sub alio quocunque concipiamus, unum eundemque ordinem sive unam eandemque causarum connexionem hoc est easdem res invicem sequi reperiemus. Nec ulla alia de causa dixi quod Deus sit causa ideae exempli gratia circuli quatenus tantum est res cogitans et circuli quatenus tantum est res extensa nisi quia esse formale ideae circuli non nisi per alium cogitandi modum tanquam causam proximam et ille iterum per alium et sic in infinitum, potest percipi ita ut quamdiu res ut cogitandi modi considerantur, ordinem totius naturae sive causarum connexionem per solum cogitationis attributum explicare debemus et quatenus ut modi extensionis considerantur, ordo etiam totius naturae per solum extensionis attributum explicari debet et idem de aliis attributis intelligo. Quare rerum ut in se sunt, Deus revera est causa quatenus infinitis constat attributis nec impraesentiarum haec clarius possum explicare.

2, prop 7, sc  - Ici, avant de poursuivre, il nous faut nous rappeler ce que nous avons fait voir ci-dessus : que tout ce qui peut être perçu par un entendement infini comme constituant une essence de substance, appartient à une substance unique, et en conséquence que substance pensante et substance étendue, c'est une seule et même substance comprise tantôt sous un attribut, tantôt sous l'autre. De même aussi un mode de l'étendue et l'idée de ce mode, c'est une seule et même chose, mais exprimée en deux manières ; c'est ce que quelques Hébreux semblent avoir vu comme à travers un nuage. Je veux dire ceux qui admettent que Dieu, l'entendement de Dieu et les choses dont il forme l'idée, sont une seule et même chose. Par exemple, un cercle existant dans la Nature et l'idée du cercle existant, laquelle est aussi en Dieu, c'est une seule et même chose qui s'explique par le moyen d'attributs différents ; et ainsi, que nous concevions la Nature sous l'attribut de l'Étendue ou sous l'attribut de la Pensée ou sous un autre quelconque, nous trouverons un seul et même ordre ou une seule et même connexion de causes, c'est-à-dire les mêmes choses suivant les unes des autres. Et si j'ai dit que Dieu est cause d'une idée, de celle d'un cercle par exemple, en tant seulement qu'il est chose pensante, comme du cercle en tant seulement qu'il est chose étendue, mon seul motif pour tenir ce langage a été qu'on ne peut percevoir l'être formel de l'idée du cercle que par le moyen d'un autre mode de penser, qui en est comme la cause prochaine, qu'on ne peut percevoir cet autre à son tour que par le moyen d'un autre encore et ainsi à l'infini ; de sorte que, aussi longtemps que les choses sont considérées comme des modes du penser nous devons expliquer l'ordre de la Nature entière, c'est-à-dire la connexion des causes par le seul attribut de la Pensée ; et en tant qu'elles sont considérées comme des modes de l'Étendue, l'ordre de la Nature entière doit être expliqué aussi par le seul attribut de l'Étendue, et je l'entends de même pour les autres attributs. C'est pourquoi Dieu est réellement, en tant qu'il est constitué par une infinité d'attributs, cause des choses comme elles sont en elles-mêmes ; et je ne puis présentement expliquer cela plus clairement. (Appuhn - fr)

2, prop 7, sc  - Before going any further, I wish to recall to mind what has been pointed out above-namely, that whatsoever can be perceived by the infinite intellect as constituting the essence of substance, belongs altogether only to one substance: consequently, substance thinking and substance extended are one and the same substance, comprehended now through one attribute, now through the other. So, also, a mode of extension and the idea of that mode are one and the same thing, though expressed in two ways. This truth seems to have been dimly recognized by those Jews who maintained that God, God's intellect, and the things understood by God are identical. For instance, a circle existing in nature, and the idea of a circle existing, which is also in God, are one and the same thing displayed through different attributes. Thus, whether we conceive nature under the attribute of extension, or under the attribute of thought, or under any other attribute, we shall find the same order, or one and the same chain of causes-that is, the same things following in either case.
I said that God is the cause of an idea-for instance, of the idea of a circle,-in so far as he is a thinking thing; and of a circle, in so far as he is an extended thing, simply because the actual being of the idea of a circle can only be perceived as a proximate cause through another mode of thinking, and that again through another, and so on to infinity; so that, so long as we consider things as modes of thinking, we must explain the order of the whole of nature, or the whole chain of causes, through the attribute of thought only. And, in so far as we consider things as modes of extension, we must explain the order of the whole of nature through the attribute of extension only; and so on, in the case of other attributes. Wherefore of things as they are in themselves God is really the cause, inasmuch as he consists of infinite attributes. I cannot for the present explain my meaning more clearly. (Elwes - en)

2, prop 7, sc  - Hier müssen wir, ehe wir weitergehen, uns ins Gedächtnis rufen, was oben gezeigt worden, nämlich daß alles, was von dem unendlichen Verstand als das Wesen der Substanz ausmachend erfaßt werden kann, daß dies alles nur zu Einer Substanz gehört und daß folglich die denkende Substanz und die ausgedehnte Substanz eine und dieselbe Substanz ist, welche bald unter diesem, bald unter jenem Attribut aufgefaßt wird. So ist auch die Daseinsform der Ausdehnung und die Idee dieser Daseinsform ein und dasselbe Ding, aber auf zwei Arten ausgedrückt. Dies scheinen einige Hebräer dunkel eingesehen zu haben, welche behaupten, Gott, der Verstand Gottes, und die von ihm erkannten Dinge seien eins und dasselbe. Zum Beispiel ein in der Natur existierender Kreis und die Idee eines existierenden Kreises ist ein und dasselbe Ding, welches durch Verschiedene Attribute ausgedrückt wird. Mögen wir daher die Natur unter dem Attribut der Ausdehnung oder unter dem Attribut des Denkens oder unter irgendeinem andern begreifen, immer werden wir eine und dieselbe Ordnung oder eine und dieselbe Verknüpfung der Ursachen, d.h. dieselbe Folge der Dinge eins aus dem andern, finden. Aus keinem andern Grunde habe ich gesagt, daßGott die Ursache der Idee z.B. des Kreises ist, nur sofern er ein denkendes Ding ist, und des Kreises selbst, nur sofern er ein ausgedehntes Ding ist, als deswegen, weil das formale Sein der Idee des Kreises nur durch eine andere Daseinsform des Denkens als dessen nächste Ursache und diese wieder durch eine andere und so ins unendliche begriffen werden kann; so daß, solange die Dinge als Daseinsformen des Denkens betrachtet werden, wir die Ordnung der ganzen Natur oder die Verknüpfung der Ursachen durch das Attribut des Denkens allein erklären müssen und sofern sie als Daseinsformen der Ausdehnung betrachtet werden, auch die Ordnung der ganzen Natur durch das bloße Attribut der Ausdehnung erklärt werden muß; und so verstehe ich es auch bei andern Attributen. Daher ist die wahre Ursache der Dinge, wie sie an sich sind, Gott, sofern er aus unendlichen Attributen besteht. Deutlicher kann ich das für jetzt nicht erläutern. (Stern - de)

2, prop 7, sc  - Qui, prima di procedere oltre, dobbiamo richiamarci alla memoria quel che ho mostrato poco fa: e cioè che tutto ciò che un intelletto infinito può percepire come costituente l'essenza di una sostanza appartiene esclusivamente a un'unica sostanza: e che, di conseguenza, la sostanza pensante e la sostanza estesa sono la stessa Sostanza, una sola, alla quale ci si riferisce ora sotto questo attributo, ora sotto quello. Così anche un modo dell'estensione e l'idea di quel modo sono la stessa realtà, ma espressa in due maniere: e questa cosa sembra essere stata intuita, sia pur vagamente, da alcuni pensatori ebrei, i quali in effetti sostengono che Dio, e l'intelletto di Dio, e le cose da lui conosciute sono in realtà la stessa unica cosa. Per esempio, un circolo esistente in natura, e l'idea di quel circolo esistente, che è anche in Dio, sono la stessa unica cosa, che si manifesta mediante attributi diversi: e pertanto, che noi concepiamo la natura sotto l'attributo dell'Estensione, o sotto quello del Pensiero, o sotto qualsiasi altro, vi troveremo lo stesso unico ordine, ossia la stessa unica connessione delle cause: cioè, sotto questa o quella forma, le stesse cose che derivano le une dalle altre. Infatti ho detto che Dio è causa per esempio dell'idea del circolo soltanto in quanto è cosa pensante, e del circolo “materiale” soltanto in quanto è cosa estesa, per questa sola ragione, che la struttura razionale peculiare dell'idea del circolo (modo, evidentemente, del pensiero) non può essere percepita se non attribuendovi come causa prossima un altro modo del pensare, e attribuendone a quest'ultimo un altro, e così all'infinito; in maniera che quanto a lungo consideriamo le cose come modi del pensare noi dobbiamo spiegare l'ordine di tutta la natura ossia la connessione delle cause mediante il solo attributo del Pensiero; e in quanto consideriamo le cose come modi dell'estensione dobbiamo spiegare l'ordine di tutta la natura mediante il solo attributo dell'Estensione; e la stessa cosa vale per gli altri attributi, sebbene non li conosciamo. E quindi Dio, in quanto consta di infiniti attributi, è realmente causa delle cose come esse sono in sé; e per ora non posso spiegare la cosa più chiaramente. (Peri - it)

2, prop 7, sc  - Alvorens verder te gaan moeten wij ons hier in herinnering roepen wat wij hierboven aantoonden, nl. dat al wat door een oneindig verstand kan worden begrepen als uitmakende het wezen eener substantie, slechts behoort tot één enkele substantie en dat bijgevolg de denkende substantie en de uitgebreide substantie één en dezelfde substantie zijn, welke nu eens als zich openbarende in dit, dan weder als zich openbarende in het andere attribuut beschouwd wordt. Zoo zijn ook een bestaanswijze der Uitgebreidheid en de voorstelling dier bestaanswijze één en hetzelfde, slechts op twee manieren uitgedrukt; hetgeen reeds sommigen Hebraeën als in een nevel schijnt te hebben voorgezweefd, waar zij namelijk beweren dat God, Gods verstand en de door hem begrepen dingen één en hetzelfde zijn. Een in werkelijkheid bestaande cirkel bijvoorbeeld en de voorstelling van dien bestaanden cirkel, welke eveneens in God is, zijn één en dezelfde zaak, welke zich in twee verschillende attributen openbaart. Derhalve, of wij de Natuur onder het attribuut der Uitgebreidheid, onder dat van het Denken, dan wel onder eenig ander attribuut beschouwen, steeds zullen wij één en dezelfde orde, één en hetzelfde oorzakelijk verband vinden d.w.z. dezelfde zaken op elkaar zien volgen. Om geen andere reden ook heb ik gezegd dat God de oorzaak is der voorstelling van bijvoorbeeld een cirkel, alleen voorzoover hij een denkend iets is, van den cirkel zelf echter voorzoover hij een uitgebreid iets is, dan wijl het werkelijke zijn der voorstelling van den cirkel slechts met behulp van een andere denkwijziging als naaste oorzaak, en deze wederom door behulp van een andere en zoo tot in het oneindige, kan worden begrepen. Zoodat, zoolang wij de dingen als denkwijzigingen beschouwen, wij ook de orde der geheele Natuur, ofwel de aaneenschakeling der oorzaken, alleen door het attribuut van het Denken moeten verklaren; terwijl voorzoover zij als bestaanswijzen der Uitgebreidheid beschouwd worden, ook de orde der geheele Natuur uitsluitend met behulp van het attribuut der Uitgebreidheid verklaard moet worden. Hetzelfde geldt van de overige attributen. Daarom is God van de dingen, zooals zij op zichzelf zijn, eigenlijk alleen de oorzaak voorzoover hij uit oneindig vele attributen bestaat. Voor het oogenblik kan ik dit echter niet duidelijker uiteen zetten. (Suchtelen - nl)

2, prop 7, sc  - Antes de seguir adelante, debemos traer a la memoria aquí lo que más arriba hemos mostrado, a saber: que todo cuanto puede ser percibido por el entendimiento infinito como constitutivo de la esencia de una substancia pertenece sólo a una única substancia, y, consiguientemente, que la substancia pensante y la substancia extensa son una sola y misma substancia, aprehendida ya desde un atributo, ya desde otro. Así también, un modo de la extensión y la idea de dicho modo son una sola y misma cosa, pero expresada de dos maneras. Esto parecen haberlo visto ciertos hebreos como al través de la niebla: me refiero a quienes afirman que Dios, el entendimiento de Dios, y las cosas por él entendidas son todo uno y lo mismo. Por ejemplo, un círculo existente en la naturaleza, y la idea de ese círculo existente, que también es en Dios, son una sola y misma cosa, que se explica por medio de atributos distintos, y, por eso, ya concibamos la naturaleza desde el atributo de la Extensión, ya desde el atributo del Pensamiento, ya desde otro cualquiera, hallaremos un solo y mismo orden, o sea, una sola y misma conexión de causas, esto es: hallaremos las mismas cosas siguiéndose unas de otras. Y si he dicho que Dios es causa, por ejemplo, de la idea de círculo sólo en cuanto que es cosa pensante, y del círculo mismo sólo en cuanto que es cosa extensa, ello se ha debido a que el ser formal de la idea del círculo no puede percibirse sino por medio de otro modo de pensar, que desempeña el papel de su causa próxima, y éste a su vez por medio de otro, y así hasta el infinito; de manera que, en tanto se consideren las cosas como modos de pensar, debemos explicar el orden de la naturaleza entera, o sea, la conexión de las causas, por el solo atributo del Pensamiento, y en tanto se consideren como modos de la Extensión, el orden de la naturaleza entera debe asimismo explicarse por el solo atributo de la Extensión, y lo mismo entiendo respecto de los otros atributos. Por lo cual, Dios es realmente causa de las cosas tal como son en sí, en cuanto que consta de infinitos atributos. Y por el momento no puedo explicar esto más claramente. (Peña - es)

2, prop 7, sc  - Ici, avant de poursuivre, il nous faut nous remettre en mémoire ce que nous avons montré plus haut ; à savoir, que tout ce que peut percevoir l'intellect infini comme constituant une essence de substance, tout cela appartient à une seule et unique substance, et par conséquent, que la substance pensante et la substance étendue sont une seule et même substance, que l'on embrasse tantôt sous l'un, tantôt sous l'autre attribut. De même aussi une manière de l'étendue et l'idée de cette manière sont une seule et même chose , mais exprimée de deux manières ; ce que certains Hébreux semblent avoir vu comme à travers un nuage, j'entends ceux qui posent que Dieu, l'intellect de Dieu et les choses dont il a l'intellection sont une seule et même chose. Par ex., un cercle existant dans la nature et l'idée du cercle existant, qui est aussi en Dieu, sont une seule et même chose, qui s'explique par des attributs différents : et ainsi, que nous concevions la nature sous l'attribut de l'Étendue ou sous l'attribut de la Pensée ou sous n'importe quel autre, nous trouverons un seul et même ordre, autrement dit un seul et même enchaînement des causes, c'est-à-dire les mêmes choses se suivant l'une l'autre. Et si j'ai dit que Dieu est cause d'une idée par ex. de cercle en tant seulement qu'il est chose pensante, et du cercle en tant seulement qu'il est chose étendue, la seule raison en est que l'être formel de l'idée du cercle ne peut se percevoir qu'au moyen d'une autre manière de penser, comme cause prochaine, et celle-ci à son tour par une autre, et ainsi à l'infini ; en sorte que, aussi longtemps que l'on considère les choses comme des manières de penser, nous devons expliquer l'ordre de la nature tout entière, autrement dit l'enchaînement des causes, par le seul attribut de la Pensée, et, en tant qu'on les considère comme des manières de l'Étendue, l'ordre de la nature tout entière doit également s'expliquer par le seul attribut de l'Étendue, et je l'entends ainsi des autres attributs. Et donc dieu est en vérité cause des choses comme elles sont en soi en tant qu'il est constitué d'une infinité d'attributs : et pour le moment je ne peux expliquer cela plus clairement. (Pautrat - fr)

2, prop 7, sc  - Avant de poursuivre, il convient de rappeler ici ce que nous avons déjà démontré : tout ce qui peut être perçu par un entendement infini comme constituant l'essence d'une substance, n'appartient qu'à une seule substance et, par conséquent, substance pensante et substance étendue sont une seule et même substance, comprise tantôt sous un attribut, tantôt sous un autre. De même, un mode de l'étendue et l'idée de ce mode sont une seule et même chose mais exprimée de deux manières. C'est ce que certains Hébreux semblent avoir vu comme à travers un nuage puisqu'ils pensent en effet que Dieu, l'entendement de Dieu, et les choses comprises par cet entendement sont une seule et même réalité. Par exemple un cercle existant dans la nature et l'idée de ce cercle existant, idée qui est aussi en Dieu, sont une seule et même chose, qu'on explique par divers attributs. Ainsi, que l'on conçoive la nature sous l'attribut de l'Étendue, ou sous l'attribut de la Pensée, ou sous quelque autre attribut que ce soit, nous découvrirons un seul et même ordre, autrement dit, une seule et même connexion des causes, c'est-à-dire un processus identique de part et d'autre. Et quand j'ai dit que Dieu est la cause, par exemple, de l'idée du cercle en tant seulement qu'il est une chose pensante, et du cercle lui-même en tant seulement qu'il est une chose étendue, ce n'est pas pour une autre raison que celle-ci : l'être formel de l'idée du cercle ne peut être perçu que par un autre mode du penser qui en est comme sa cause prochaine, et celui-ci à son tour par un autre mode du penser, et ainsi à l'infini. Ainsi, tant que nous considérons les choses comme des modes du penser, nous devons expliquer l'ordre entier de la nature, autrement dit l'enchaînement des causes, par le seul attribut de la Pensée; mais en tant que nous considérons ces choses comme des modes de l'Étendue, l'ordre entier de la nature doit également être expliqué par le seul attribut de l'Étendue, et je l'entends de même pour les autres attributs. C'est pourquoi, en tant qu'il est constitué par une infinité d'attributs, Dieu est réellement la cause des choses telles qu'elles sont en elles-mêmes. Je ne puis, pour le moment, expliquer cela plus clairement. (Misrahi - fr)

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