EthicaDB •   Publication hypertextuelle et multi-versions de l'Ethique de Spinoza

demonstratio

Pars 1, prop 23, demo 
Appuhn - fr | Elwes - en | Stern - de | Peri - it | Suchtelen - nl | Peña - es | Pautrat - fr | Misrahi - fr     infra (1)  |  haut ^

Modus enim in alio est per quod concipi debet (per definitionem 5) hoc est (per propositionem 15) in solo Deo est et per solum Deum concipi potest. Si ergo modus concipitur necessario existere et infinitus esse, utrumque hoc debet necessario concludi sive percipi per aliquod Dei attributum quatenus idem concipitur infinitatem et necessitatem existentiae sive (quod per definitionem 8 idem est) aeternitatem exprimere hoc est (per definitionem 6 et propositionem 19) quatenus absolute consideratur. Modus ergo qui et necessario et infinitus existit, ex absoluta natura alicujus Dei attributi sequi d (...)
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Modus enim in alio est per quod concipi debet (per definitionem 5) hoc est (per propositionem 15) in solo Deo est et per solum Deum concipi potest. Si ergo modus concipitur necessario existere et infinitus esse, utrumque hoc debet necessario concludi sive percipi per aliquod Dei attributum quatenus idem concipitur infinitatem et necessitatem existentiae sive (quod per definitionem 8 idem est) aeternitatem exprimere hoc est (per definitionem 6 et propositionem 19) quatenus absolute consideratur. Modus ergo qui et necessario et infinitus existit, ex absoluta natura alicujus Dei attributi sequi debuit hocque vel immediate (de quo vide propositionem 21) vel mediante aliqua modificatione quae ex ejus absoluta natura sequitur hoc est (per propositionem praecedentem) quae et necessario et infinita existit. Q.E.D.

Un mode existe dans une chose autre que lui, par laquelle il doit être conçu (Définition 5), c'est-à-dire (Prop. 15) qu'il est en Dieu seul et doit être conçu par Dieu seul. Si donc l'on conçoit un mode qui existe nécessairement et est infini, ces deux caractères devront être conçus ou perçus nécessairement par le moyen d'un attribut de Dieu, en tant que cet attribut exprime l'infinité et la nécessité de l'existence, ou (ce qui revient au même d'après la Défin. 8) l'éternité, c'est-à-dire (Déf. 6 et Prop. 19) en tant qu'on le considère absolument. Un mode donc qui existe nécessairement, et est infini, a dû suivre de la nature d'un attribut de Dieu prise absolument, et cela ou bien immédiatement (c'est le cas de la Prop. 21) ou bien par l'intermédiaire de quelque modification qui suit de cette nature prise absolument, c'est-à-dire (Prop. précédente) qui existe nécessairement et est infinie. C.Q.F.D. (Appuhn - fr)

A mode exists in something else, through which it must be conceived (Def. v.), that is (Prop. xv.), it exists solely in God, and solely through God can be conceived. If, therefore, a mode is conceived as necessarily existing and infinite, it must necessarily be inferred or perceived through some attribute of God, in so far as such attribute is conceived as expressing the infinity and necessity of existence, in other words (Def. viii.) eternity; that is, in so far as it is considered absolutely. A mode, therefore, which necessarily exists as infinite, must follow from the absolute nature of some attribute of God, either immediately (Prop. xxi.) or through the means of some modification, which follows from the absolute nature of the said attribute; that is (by Prop. xxii.), which exists necessarily and as infinite. (Elwes - en)

Denn der Modus ist in einem andern, durch welches er begriffen werden muß (nach Definition 5), d.h. (nach Lehrsatz 15), er ist bloß in Gott und kann bloß durch Gott begriffen werden. Wenn also ein Modus als notwendig existierend und unendlich seiend begriffen wird, so muß beides notwendig geschlossen oder erkannt werden durch irgendein Attribut Gottes, sofern dasselbe so begriffen wird, daß es Unendlichkeit und Notwendigkeit der Existenz oder (was nach Definition 8 dasselbe ist) Ewigkeit ausdrückt, d.h. (nach Definition 6 und Lehrsatz 19), sofern es absolut betrachtet wird. Also hat der Modus, welcher sowohl notwendig als auch unendlich existiert, aus der absoluten Natur eines göttlichen Attributs folgen müssen, und zwar entweder unmittelbar (worüber Lehrsatz 21)oder mittelbar durch eine Modifikation, welche aus dessen absoluter Natur folgt, d.h. (nach dem vorigen Lehrsatz), welche sowohl notwendig als auch unendlich existiert. -W.z.b.w. (Stern - de)

Un modo è infatti una realtà che sussiste in un'altra realtà, senza la quale ultima la realtà in parola non può esser pensata (Def. 5), ossia è una realtà che sussiste soltanto in Dio (Prop. 15), e che soltanto tenendo conto di Dio può essere concepita. Se dunque un modo sia concepito come esistente necessariamente e con la qualità di infinito, l'uno e l'altro di questi caratteri debbono necessariamente dedursi, o intendersi, per il tramite di un attributo di Dio in quanto esso esprime, per la sua struttura già considerata, 1'infinitezza e la necessità dell'esistenza, ossia l'eternità (Def. 8); vale a dire, in quanto quell'attributo è considerato assolutamente (Def. 6; Prop. 10). Un modo, dunque, che esiste necessariamente e con la qualità di infinito, dev'esser derivato dalla natura assoluta di un attributo di Dio: e ciò direttamente (o immediatamente) (Prop. 21), o mediante una modificazione derivante dalla natura assoluta dell'attributo: modificazione che cioè (v. la Prop. preced.) esiste necessariamente e con la qualità di infinita. (Peri - it)

Een bestaanswijze immers bestaat in iets anders, waaruit zij begrepen kan worden (vgl. Def. V), d.w.z. (vlg. St. XV) zij bestaat uitsluitend in God en kan uit God alleen begrepen worden. Indien men dus een bestaanswijze aanneemt welke noodwendig bestaat en oneindig is, moet elk van deze beide eigenschappen noodzakelijk worden opgemaakt of begrepen uit een of ander attribuut Gods voor zoover dit wordt opgevat als uitdrukkende de oneindigheid en noodwendigheid van zijn bestaan, of wel (wat vlg. Def. VIII hetzelfde is) de eeuwigheid; d.w.z. (vlg. Def. VI en St. XIX) voor zoover het als uitsluitend op zichzelf beschouwd wordt. Een bestaanswijze dus welke noodwendig en oneindig bestaat, moet uit den aard opzichzelf van eenig attribuut Gods voortvloeien; en dat wel òf onmiddellijk (Waarover in St. XXI) òf door bemiddeling van een of anderen verschijningsvorm [wijziging] welke uit deszelfs aard op-zich-zelf voortvloeit, d.w.z. (vlg. de voorgaande St.) welke eveneens noodwendig en oneindig bestaat. H.t.b.w. (Suchtelen - nl)

En efecto, un modo es en otra cosa, por la cual debe ser concebido (por la Definición 5), esto es (por la Proposición 15), que es en Dios sólo, y a través de Dios solo puede ser concebido. Por consiguiente, si se concibe que un modo existe necesariamente y es infinito, ambas cosas deben necesariamente concluirse, o percibirse, en virtud de algún atributo de Dios, en cuanto se concibe que dicho atributo expresa la infinitud y necesidad de la existencia, o (lo que es lo mismo, por la Definición 8) la eternidad, esto es (por la Definición 6 y la Proposición 19), en cuanto se lo considera en términos absolutos. Por tanto, un modo que existe necesariamente y es infinito ha debido seguirse de la naturaleza de algún atributo de Dios tomado en términos absolutos; y ello, o bien inmediatamente (sobre esto, Proposición 21), o bien a través de alguna modificación que se sigue de su naturaleza absolutamente considerada, esto es (por la Proposición anterior), que existe necesariamente y es infinita. Q.E.D. (Peña - es)

En effet, une manière est en autre chose, par quoi elle doit se concevoir (par la Défin. 5), c'est-à-dire (par la Prop. 15) qu'elle est en Dieu seul, et peut se concevoir par Dieu seul. Si donc l'on conçoit qu'une manière existe nécessairement, et est infinie, l'une et l'autre propriété doivent nécessaircment se conclure, autrement dit se percevoir, par un attribut de Dieu, en tant que ce même attribut est conçu exprimer l'infinité et la nécessité de l'existence, autrement dit (c'est, par la Défin. 8, la même chose) l'éternité, c'est-à-dire (par la Défin. 6 et la Prop. 19) en tant qu'on le considère absolument. Donc une manière qui existe nécessairement et comme infinie, a dû suivre de la nature absolue d'un attribut de Dieu; et cela soit immédiatement (là-dessus, Prop. 21), soit moyennant une modification qui suit de sa nature absolue, c'est-à-dire (par la Prop. précéd.) qui existe nécessairement et comme infinie. CQFD. (Pautrat - fr)

Le mode en effet est en autre chose par quoi il doit être conçu (par la Définition 5), c'est-à-dire (par la Proposition 15) qu'il est en Dieu seul et ne peut être conçu que par Dieu seul. Si donc on conçoit un mode qui existe d'une façon et nécessaire et infinie, on doit nécessairement conclure c'est-à-dire percevoir ces deux caractères par quelque attribut de Dieu, en tant que cet attribut est conçu comme exprimant l'infinité et la nécessité de l'existence, ou (ce qui est la même chose par la Définition 8) l'éternité, c'est-à-dire (par la Définition 6 et la Proposition 19), en tant qu'il est considéré absolument. Donc un mode qui existe et par nécessité et comme infini a dû suivre de la nature absolue de quelque attribut de Dieu, et cela ou bien d'une façon immédiate (il en est question à la Proposition 21) ou bien par la médiation d'une modification qui suit de la nature absolue de cet attribut, c'est-à-dire (par la Proposition précédente) qui existe d'une façon et nécessaire et infinie. C.Q.F.D. (Misrahi - fr)

utilisé(e) par : 1, prop 23

0.0023